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 Haïssa et Zhora Safi – El Jadida

En 2004, comme beaucoup, sommes partis avec un peu d’appréhension très vite dissipée d’ailleurs. A Safi voyant que visiblement nous cherchions quelque chose, Haîssa, un chibani comme nous, accompagné de son épouse Zhora, au volant de sa 406, nous fit un petit signe amical, nous lui demandons alors notre route pour le camping. « Suivez nous nous dit-il aimablement » et nous voilà au camping, le remerciant gentiment. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, ils ont attendu que nous soyons confortablement installés pour nous conduire, en voiture chez eux (nous étions deux cc et cinq personnes). Je vous passe les détails, thé à la menthe, petits gâteaux, amandes, miel, sodas. Ils sont heureux de discuter avec nous, ils nous racontent leur vie. Travaillant en France, à leur retraite, ils sont venus s’installer dans leur maison à Safi, laissant dans la région de Toulouse leurs enfants et petits enfants, tous ayant fort bien réussi leur vie. Haïssa nous propose de faire un tour en ville, ce que nous acceptons. Et pendant ce temps Zhora nous prépara un délicieux repas de poisson. Quel accueil, quelle gentillesse !! Nous n’en revenions pas. Nous avons même dû refuser l’invitation pour un couscous le lendemain, nous devions partir. Chaque année, s’ils sont au Maroc, nous passons encore d’agréables moments avec eux. Ils sont maintenant à El Jadida dans une somptueuse maison achetée par l’une de leur fille. Cette année encore nous irons les voir.

Malheureusement Zhora nous a quitté pour d'autres cieux cette année 2012. Nous avons une pensée attristée pour toute la famille à qui nous renouvellons toute notre amitié. Nous passerons quand même par El jadida pour les voir lors d'un futur voyage.

 

 

 


 Abdel et Kadija Elfanid   le peintreDSCN4630.JPG

Sur la nationale 6 près d’Agadir avons pris une pierre qui fît un peu de dégât (ce n’était pas les enfants, mais un une projection due au passage des voitures du convoi royal, la faute à pas de chance !!) Abdel à su nous trouver un super réparateur et en plus nous a peint un extraordinaire dessin, avec de beaux palmiers et le désert. Depuis nous avons tissé des liens d’amitiés avec toute la famille, il nous a fait bien d’autres dessins. D’ailleurs il souffre beaucoup du manque de clients depuis qu’il n’y a plus la concentration de Tarhazoute. Je ne polémiquerai pas la dessus, mais malgré son insalubrité (pas plus que certains autres campings à l’époque) et son immensité anarchique, elle permettait à pas mal de marocains de faire vivre leur famille avec les petits boulots qui gravitaient autour. Nous le revoyons tous les ans ainsi que sa femme et ses deux filles.

           
DSC 2849  Lhassen Kébira et leurs enfants Talliouine.

Le hasard fait parfois bien les choses, à la recherche de la casbah du Glaoui nous demandons à jeune homme peignant les murs de sa maison de nous indiquer le chemin. Aziz insista alors pour que nous allions rendre visite à sa maman qui aimait parler français. Après quelques hésitations, que nous  ne regrettons nullement, nous acceptons. L’accueil fût très chaleureux, nous serons reçus dans la grande salle à manger qui s’ouvre sur un immense patio andalou. Une multitude de gâteaux, fait à l’occasion de l’approche de l’Aït, nous furent servis avec un délicieux thé à la menthe. Et voilà comme l’on passe une après midi agréable et surprenante. La fête ne s’arrête pas là, le lendemain nous sommes invités pour le tajine aux pruneaux. A cette occasion nous mangerons dans le patio, en compagnie du fils aîné Zaccharia. Ce dernier remplaçait son père, malade et alité ne pouvant être avec nous. Le fils cadet Aziz et Kébira sa maman ne vinrent avec nous que pour le désert et le thé.

Lhassen paraissait fort malade et avait beaucoup de mal à soigner une grave blessure à une jambe due au diabète. Après le repas toute la famille était réunie, chacune d’entre nous  a trouvé une djellaba à sa taille et avons participé à leurs danses.  Nous sommes même partis avec un petit cadeau : un bracelet en métal argenté pour les femmes et une petite bague pour les hommes.

Devant tant de gentillesse, et un peu démunis, leur avons demandé ce qui leur ferait plaisir et Kébira nous a dit un peu de tissu de France. Nous lui avons donc expédié un coupon pour faire sa djellaba.

 Et devinez quoi, l’année suivante lors de notre passage non programmé, Kébira portait sa djellaba avec le tissu expédié. Cela nous fît grand plaisir. Nous avions peur que Lhassen ne soit plus là, mais bien au contraire il était rétabli et courrait comme un lapin. Il était fort agréable et discutait comme un sage philosophe.

Un seul bémol à ces rencontres on n’a que rarement de leurs nouvelles, on ne sait pas si les photos ou les cadeuax sont arrivées à bon port.

C'est ainsi que lors de notre dernier passage en 2008 nous avons trouvé une veuve, Lhassen était parti et nous ne l’avions pas su. Nous avons été peinés pour toute la famille mais avons été reçu par Kébira comme des princes. Avons même dû mettre le cc dans leur cour pour lui faire plaisir et au petit matin un bon petit déjeuné nous attendait, avec lait de sa chèvre, beurre et confitures maison. Kébira nous avouera ne jamais être sortie de sa maison, même pas pour aller au souk. Pourtant c’était un couple évolué dont le mari, ancien maire, s’occupait de planning familial ainsi que Zaccharia leur fils aîné.

C'est toujours un plaisir rénouvellé de les rencontrer.

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