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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 23:46

                 24 mars

                Au revoir Tiznit, nous reviendrons !!!

            Nous sortons de la ville par une grande rue, quatre voies bordée d’orangers taillés en forme de cube, des employés s’activent pour biner leur pied et arracher les mauvaises herbes. Des lauriers roses fleurissent sur les bas côtés.

            Notre route, une grande ligne droite, traverse une immense plaine très fleurie, des fleurs jaunes, blanches, oranges, on croirait voir un tapis berbère posé là pour nous accueillir. Puis quelques maigres champs de céréales éparses poussent tant bien que mal avec çà et là un palmier solitaire.

            Des eucalyptus se profilent, tête légèrement courbés vers nous, comme pour nous faire une révérence, mais en réalité le vent océanique les a courbés, comme une vieille dame sous le poids de lourds fardeaux. Parfois des liserons rose vif se mêlent au vert tendre des herbes qui s’agitent sous la brise légère.

            Nous traversons ensuite des grands champs cultivés où les graminées sont très denses et avec de beaux épis bien fournis.

            Le soleil boude, se cachant dans la grisaille, mais il fait tout de même 24.

            Nous roulons sur la nationale 1, la circulation s’intensifie car nous sommes ne direction d’Agadir. A Had Belfa nous bifurquerons en direction de Sidi Ouaïssai, passons par Massa, une grande ville toute en longueur aux couleurs rose Marrakech.  Des artisans s’activent dans leurs échoppes, d’autres bavardent devant les magasins, beaucoup de gens dans les rues, hommes, femmes, écoliers, à pied, à vélo, à mobylette ou en voiture.

            Nous longeons l’oued Massa, cette réserve naturelle plantée de roseaux, où beaucoup d’oiseaux migrateurs font une halte. Nous le traverserons pour nous rendre à notre camping. Quelques aigrettes blanches pataugent dans les marécages à la recherche de leur pitance. L’oued Massa se jette là dans l’océan, son embouchure a inspiré de nombreuses légendes : c’est là qu’une baleine aurait recraché Jonas, prophète de la bible. C’est là qu’est attendu le mahdi, le sauveur du monde envoyé par Allah. Tout cela n’impressionne pas les oiseaux qui viennent y nicher….

           DSC00030.JPG Le camping est très bien placé, pied dans l’eau, en terrasse avec vue sur l’océan qui roule quelques douces vagues, avec pas mal de camping-caristes.

On nous propose des rideaux extérieurs pour le pare brise. Ils ne vont pas, ils doivent venir le lendemain avec le bon modèle. Ok Marché conclus. Jack et Barbel ont le leur.
            Le soleil nous accompagne maintenant pour le repas de midi que nous prenons dehors avec l’océan en toile de fond. Ses doux rayons caresseront notre peau, c’est la séance bronzette.

            DSC00029.JPGCheveux au vent, narines remplies d’effluves marines nous ferons une longue promenade le long de la côte, côte rocheuse battue par de petites vagues où seuls pêcheurs DSC00024.JPG






 

 

 

 

 

  se hasardent.

            Un chauffeur de 4X4 tente de nous amener plus loin dans notre balade, puis de nous ramener et enfin le retrouvons au bord inférieur du camping. Certains sentent les bonnes odeurs de gâteaux, moi je flaire plutôt une proposition. Cela ne rate pas il nous propose de nous préparer à manger.

            Nous décidons donc d’y aller demain midi, c’est une jeune hollandaise qui semble avoir les rênes qui prend notre commande.

 

            25 mars

 

            Ce matin nous avons du pain frais au petit déjeuner (ce n’est pas la première fois), et devinez grâce à qui ? A notre ami Jack, qui levé de bonne heure, est allé le chercher à la réception. Merci Jack.
                     Personne ne vient nous ramener les rideaux, heureusement n'avions pas donné d'acompte.

            DSCN9398.JPGA pas rapides nous foulons le sable humide qui crisse sous nos pieds. De petites vagues écumantes se brisent doucement sur la côte. Nous suivons nos traces, parait il on dirait des roues de tracteur !!!! Elles s’effacent lentement mais sûrement. De nombreux oiseaux se prélassent sur le sable humide, de tout petits très agiles s’enfuyant à toute vitesse dès que nous approchons, de majestueuses  mouettes qui de temps en temps sèchent leurs ailes au soleil ou qui font quelques pas , de petits vols sans se préoccuper de notre présence et des oiseaux noirs. Serait-ce des Ibis chauves ?

            Le clapotis des vagues nous apaise, nous nous sentons bien, libres de toutes contraintes entre océan et minuscules dunes de Sidi Rbat.

            L’oued Massa se jette dans l’océan, là sous nos yeux, nous contemplons ce paysage idyllique et perdons un peu la notion du temps.

            Pourtant nos estomacs ne manquent pas de nous faire remarquer que l’heure tourne, nous accélérons notre cadence car nous avons réservé au restaurant du  camping.

            Lucien et Brigitte nous y attendent déjà, à peine assis, nous sommes déjà servis : poisson, brochettes, calamars et tajines à l’agneau, cette dernière ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

            Comme tous les après midi la brise se lève et rafraichit considérablement l’atmosphère c’est donc au soleil, derrière les camping-cars que nous apprécierons le mieux nos relax. Voilà l’heure du repos, de la lecture et de la bronzette.

            Vers 17h nous irons « en ville »… quelle ville ? Ce n’est qu’un bled perdu entre océan et oued où seules quelques maisons roses entourent une belle mosquée. Que diable nous allons marcher dans la campagne au milieu des fleurs et des chardons surplombant enfin l’oued Massa.

 

            26 mars

 

            C’est le départ en direction d’Agadir (sans nos rideaux), nous reprenons la même petite route jusqu’à la nationale où nous retrouvons une circulation intense : son flot de camions avec de lourds chargements emmitouflés dans des filets ou des bâches, des voitures, de DSC_9855.JPGmobylettes, des vélos et parfois des ânes trainant des charrettes remplies d’herbe fraiche, alimentation favorite des vaches qui restent à l’étable.

            Des paysages verdoyants d’où émergent des maisons roses, toujours des fleurs sur les bas côtés, puis des serres et de beaux arganiers arborant des grosses noix vert clair. Traversons de nombreux villages animés où les artisans s’affairent, partout des gens qui marchent pour aller on ne sait où, partout des gens qui attendent on ne sait qui, on ne sait quoi, partout des gamins qui font souvent un signe amical, partout des vendeurs et de l’agitation.

            Arrivés sur Agadir petit détour à l’aéroport pour voir si éventuellement nous pourrions y stationner demain soir pour accueillir Eliane et Michel.

             Nous mangeons sur le parking de Marjane et puis allons faire nos courses. Au retour surprise.... nos vendeurs de rideaux sont là, il est fait correctement donc nous payons et nous voilà servis. Surprenant !!! Ah ces Marocains !! ils nous étonneront toujours.
            Agadir !!!  « Y a rien à dir !!! »

 

DSC_9852.JPGAgadir est une grande ville moderne, très européanisée, rien de spécial à voir,  une baie superbe, sept kilomètres de sable fin, protégée des vents du nord, de grands hôtels, mais la ville du renouveau et de la joie de vivre, jouissant d’un climat éternellement tempéré fort appréciée par les vacanciers mais aussi les camping-caristes, c’est le prélude de toutes nos découvertes, de la visite de l’arrière pays au

charme et à l’aventure du grand sud. Elle a été reconstruite suite à un tremblement de terre de 1960 qui semblait l’avoir frappée à mort et est devenue une des principales cités touristiques en plein essor. Son port de pêche est très actif, l’un des plus

importants du Maroc.DSC_9857.JPG

 

       

   Nous irons chez un coiffeur avenue Mohamed V, un coiffeur comme chez nous, seule Brigitte après beaucoup d’hésitations de viendra pas. Ils iront donc au camping Atlantica d’Imourane avec Paul, alors que Jack, très patient, nous attendra après avoir fait sa coupe.

            Le camping est sans doute un peu cher pour le Maroc, mais il est bien situé, les places sont grandes et biens marquées, il est très bien équipé et sensiblement aux normes européennes. Il est vrai qu’il y en a peu ainsi dans le pays. Vu le peu de fréquentation actuelle nous sommes assurés d’avoir calme et tranquillité.

            Demain nous aurons le plaisir de faire la connaissance de Myriam et de Patrick qui viennent passer une semaine au Maroc et profitent de l’occasion pour voir maman et papa.

 

            27 mars

 

            Rien de bien particulier ce jour, la brume, fidèle compagnon d’Agadir  est bien présente ce matin et enveloppe toute la région.

           DSC00061.JPG Irons faire un petit tour au rocher du diable, l’océan roule de grosses vagues qui se fracassent bruyamment sur les rochers, de grandes gerbes d’eau jaillissent.

            La marée est encore montante, décidons malgré tout de traverser pour monter sur le rocher du diable.

           

Je passe la première suivie de Paul et Barbel, traversée sans problème. Brigitte hésite,      tourne, vire, calcule la hauteur de la vague, son sens, s’engage  et la voilà DSC00066.JPGchahutée,  déstabilisée, arrosée. Heureusement Lucien était là sinon elle se noyait !!!!!  Catherine, ne blêmit pas, elle ne risquait rien ,simplement de se mouiller jusqu’aux cheveux et dans 50cm d’eau comme dit Lucien. Qu’elle est sexy notre Brigitte avec son pantalon transparent, mouillé jusqu’à la taille…. On croirait une Marocaine qui se baigne tout habillée…. C’est vraiment la rigolade mais cette scène est immortalisée, Jack était là l’œil sur la caméra.

            Le soleil est revenu, il fait très bon, une légère brise souffle maintenant une température très agréable nous accompagne. Nous mangerons dehors et nous prélasserons ensuite.

            Vers 17h nous ferons une petite balade au village pour voir Abdel et Kadija, ils ne sont pas là nous verrons seulement leur fille ainée et des copains et copines.

            Myriam et son ami arrivés avec beaucoup de retard ne viendrons pas ce soir. Nous les verrons demain.

            Allons partir à l’aéroport pour retrouver Eliane et Michel venus passer trois demaines avec nous, comme il y a deux ans.    

            Partons comme prévu cependant avant beaucoup de prudence, car pas mal de circulation plus ou moins anarchique, des mobylettes et des vélos sans éclairage, des piétons sur les bas côtés, de quoi stresser.

            Arrivée sans encombre à l’aéroport, la clé Wana passe à merveille j’en profite pour mettre les photos sur le blog. Eliane et Michel arrivent frais comme des roses et surtout très rapidement. Nous pourrons donc voir Agadir de nuit, les inscriptions sur la colline « Allah, la patrie et le roi » sont illuminées, encore jamais vu. Il est vrai que nous évitons la circulation de nuit trop dangereuse. C’est vers 1h 30 que nous que nous tenterons de nous blottir dans les bras de Morphée.

 

            28 mars

 

            Ce n’est que vers 8h que nous émergerons …la nuit fût brève mais bonne,  le soleil nous réchauffe déjà, nous prendrons donc notre petit déjeuner dehors. C’est alors que l’on nous propose du poisson, berk, pas très agréable. Notre vendeur a bien compris il repassera. Nous aurons donc un kilo de sole pour 50dh soit 4,6€.

            DSC_9872.JPG                                                 Après les traditionnelles occupations de camping-caristes nous irons encore faire un tour avec Eliane et Michel au rocher du diable, les vagues y sont superbes et toujours aussi bondissantes et écumantes. Malgré la marée montante nous franchirons la passe sans se mouiller.

     photos 9877

      

 

 

 

Au retour ferons la connaissance de Myriam et de Patrick et il sera l’heure de passer à table. Nos repas trainent en longueur, l’occasion de bavarder avec les nouveaux arrivants. Brigitte et Lucien semblent bien seuls dans leur petit coin.

            Briefing à dix…. Nous prévoyons donc les deux jours à venir…. Mardi serons chez Claudie et Lahcen à Ouarzazate.

            En taxi nous partons au souk, Myriam, Patrick, Barbel , Jack et Brigitte nous suivent dans la voiture de location. Ce brave chauffeur de taxi n’était pas de service et rentrait chez lui quand il nous a vus. Il nous propose de nous amener au centre artisanal Sous et puis au souk à Inezgane. Nous accepterons après concertation. Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour voir autre chose, surtout qu’il nous accompagne et nous reconduit au camping pour une somme modique.

           DSC00081.JPG                                                  Après avoir fait le tour des grands hôtels nous visiterons le centre artisanal où il y a de belles choses avant de nous rendre au souk. Un vrai souk, pas le souk à touristes (une grande partie a brulé, nous avions vu cela avec Babel sur internet). Nous nous arrêterons chez un herboriste très agréable, qui nous vente ses produits, sans nous harceler pour acheter, bien

   

au contraire… Il insiste beaucoup pour le  tous.JPG« viagra naturel » le « vas y vas y » auprès de ces Messieurs. Puis le fait goûter… c’est

Brigitte qui teste…. Il nous offrira même le thé

à la shiba. Ce grand souk mériterait une bonne demi-journée pour en explorer toutes les allées. Il est très agréable et l’on s’y sent très à l’aise sans le moindre harcèlement, je crois que les Marocains ont bien compris comment on fonctionne.

            Nous continuerons la sortie par la visite d’une coopérative d’argan où il semble que l’huile d’argan qui ne serait pas frelatée  comme dans certains endroits. Retour au camping en fin d’après midi.

            Je ne sais pas si c’est l’avis de tout le monde, mais pour notre part nous sommes très satisfaits de notre sortie, une bonne occasion de voir autre chose, autre chose que nous n’aurions pas vu seuls.

 

            29 mars

 

            Départ comme prévu vers 9h mais très rapidement  les arrêts se succèdent, le premier à Aourir pour les bananes, le deuxième seulement quelques kilomètres plus loin pour la banque, encore 500m et voilà la pose café. C’est la ségrégation, les femmes dedans et les hommes dehors, nous sommes au Maroc et prenons leurs habitudes, enfin certaines !!!! Résultat nous sortons d’Agadir en fin de matinée… Sur la rocade faisons très attention comme dit le chauffeur de taxi « les yeux de Sarkozy » sont souvent là…. Et oui il y a beaucoup de jumelles; c’est ainsi que les Marocains les nomment.

            La plaine du Sous, une grande plaine très fertile, à la lisière de l’Anti-Atlas, avec de l’eau  et la chaleur on fait des miracles… Beaucoup de grands champs de céréales où se mêlent des coquelicots, des vergers plantés d’orangers ou de citronniers et de serres sous lesquelles sont plantés  les bananiers. Tout le long de la route s’égrainent de nombreux villages très souvent grouillants, partout des va-et-vient incessants. Partout les mêmes scènes, des gens qui marchent qui s’agitent, des hommes accroupis qui discutent parfois couchés à même le sol devant les boutiques. Lorsque nous nous arrêtons aux passages cloutés les femmes sont hésitantes, surprises, n’auraient-elles pas l’habitude ?

            Les villes sont de plus en plus propres, mais les abords sont encore jonchés de sacs plastiques qui volent au moindre vent et s’accrochent partout.

            Nous quittons la grande route et bifurquons sur Ighern elle se perd dans l’immensité fleurie où poussent des arganiers épars, torturés pas les intempéries. Difficile de trouver une salle à manger aujourd’hui, la route est étroite, pas d’échappée en vue. C’est quand même en pleine nature, au milieu de nulle part entourés de fleurs que nous déjeunerons dehors comme la plupart du temps, encore une fois nous sommes les seuls, mais nous apprécions.

            Notre tranquillité ne fût que de courte durée, voilà trois enfants qui s’approchent discrètement, à petits pas, réclamant de l’eau. Ils tournent, virent mais nous les surveillons car ils sont près du camping-car, mais ne sont pas insistants. Nous leur donnons de l’eau et une banane à chacun (ils sont trois). Les voilà qui s’en vont. Mais en réalité ils sont revenus tout doucement vers le camping-car de Brigitte et Lucien et tentaient de dévisser un catadioptre. Décidément !!!!

            La route est très plaisante, les paysages changeants, des collines se profilent toujours avec des arganiers, puis se faufile en suivant les caprices du relief pour s’élever petit à petit et atteindre même les 1700m.  La végétation change les arganiers cèdent maintenant la place aux amandiers pour devenir presque inexistante. Nous évoluons alors sur un vaste plateau aride et austère  où les roches se parent de belles couleurs rouge violacé.

            Nous amorçons la grande descente toujours dans un paysage dénudé, alpestre, on croirait voir la Pierramenta…. Les montagnes qui encadrent la vallée, parfois couvertes de stries, dessinent des formes inattendues révélant une éblouissante palette de couleurs. Tout le long de vallée un liseré de villages, en terre battue, aux toits plats légèrement DSC_9907.JPGdébordants. La vallée aux teintes rouges est magnifique et le contraste avec les petits lopins de terre vert tendre est saisissant. Rien à voir avec les immenses champs de céréales de la plaine du Sous.

           

 

 

 

    

Mais les intempéries démesurées des derniers mois ont rendu les oueds encore plus capricieux et plus ravageurs, emportant tout sur leur passage y compris la route. Nous DSC_9919.JPGaurons quelques passages difficiles, mais nous sommes vaccinés depuis l’an passé.

            Spectacle lumineux et majestueux dans une solitude presque absolue à peine troublée par la présence épisodique d’un troupeau de chèvres ou de moutons en quête d’herbe. Dans le fond de vallée verdoyant beaucoup de femmes sont aux champs.

           

 

                                                                      

Arrivée sur Taliouine installation au      camping du Toubkal, Myriam et Patrick sont déjà et ce soir mangeons le couscous tous DSC09760.JPGensemble au restaurant. Soupe, couscous et yaourts et fruits.

 

 

            30 mars

 

            Le nuit fût très calme, le soleil brille toujours pour nous…. Le cadre est agréable.     Taliouine est une petite ville enserrée comme dans un corset par de multiples plissements géologiques de toute beauté qui semblent parfois des barrières DSC_9939.JPGinfranchissables. C’est la capitale de l’or rouge : le safran.  Nous irons donc à la coopérative Souktana, une charmante dame nous expliquera à la fois la culture, la cueillette et la façon de différencier le vrai du faux. Les bulbes de safran sont dissociés au mois d’avril et plantés au mois de septembre. Tout est délicatesse : la durée de la floraison est courte  et souvent tributaire des intempéries, les fleurs sont cueillies avec beaucoup de soins, d’octobre à novembre, à la main, de préférence le matin lorsqu’elles sont encore fermées, ensuite on extrait avec précautions les trois stigmates rouges en DSC00094.JPGforme de trompette qui forme le pistil. Ils seront séchés et empaquetés. Le safran est donc généralement formé de trois brins, qui ne teinte pas à sec mais qui mouillé laisse un couleur jaune. Il est légèrement amer au goût. Généralement il peut être remplacé par des filaments de viande, des artichauts ou encore du chardon. Le prix actuel est de 35 dh le gramme mais le cours peut varier plusieurs fois pas jour.

            Brigitte et Lucien sont à la recherche d’une bouteille de gaz bleue, difficile d’en trouver une pleine…. Enfin en voilà une pour 40dh.

            Lucien préfère rester au camping-car alors que nous allons rendre visite à la famille Choukri. Elliah est dans son salon de coiffure, il reconnait Paul et nous DSCN9458accompagne chez la maman. Kébira est très heureuse de nous voir et nous sommes accueilli, comme chaque fois avec beaucoup de gentillesse et d’amitié : petits gâteaux, pain frais, miel de sa production, beurre de sa fabrication, huile d’olive et olives, le tout accompagné d’un délicieux thé à la menthe. C’est avec beaucoup de plaisir que nos passerons un moment avec elle, Elliah et Aziz venu nous rejoindre. Zaccharia  a un petit garçon de quatre mois qu’il prénomme Hassan, comme son papa décédé voilà maintenant plus de deux ans. Nous DSCN9453.JPGleur promettons de passer le voir au retour, mais nous préviendrons. Kébira est conseillère municipal, ses fils en sont très fiers. Nous sommes tous venus les bras chargés et Kébira fera la distribution. Sa maison ainsi que le jardin ont subi pas mal de dégâts cette année avec les violentes pluies qui se sont abattues sur tout le Maroc, un souci supplémentaire maintenant qu’elle est veuve.

            Nous prenons la direction de Ouarzazate, un long ruban vert suit l’oued Zagmousen et notre route qui déjoue tous les pièges de ce relief plissé où l’ocre de la terre se confond avec celui des maisons, se contorsionne et prend de la hauteur dans ce paysage austère mais oh combien magnifique. Un grand plateau flirtant avec les 1500m où quelques maigres graminées tentent de photos-9949.JPGpousser nous laisse un sentiment d’isolement et de désolation. Par endroit des rochers, que je nommerais volontairement des doigts de fées, hérissent les collines comme pour leur donner un caractère encore plus sauvage.

            Depuis notre dernier passage tout s’améliore, les maisons s’embellissent, se colorent, des groupes scolaires se créent…..mais la route se défait !!! Seuls quelques minarets viennent troubler cette immensité désertique. Quelques belles chèvres noires à long poils cherchent désespérément d’hypothétiques brins d’herbes. C’est le seul signe de vie, avec des oiseaux qui volent çà et là et des vendeurs de fossiles ou de minéraux, que nous rencontrerons dans cette mer de rocailles.

            Tazenahkt, une ville sans grand intérêt, à la croisée des routes d’Ouarzazate et du grand sud, sur un plateau aride balayé par les vents, brulé par le soleil est renommé pour ses tapis de couleur rouge orangé teint avec le safran.

            Direction cap nord à travers le djebel Siroua  qui arbore des belles orgues balsamiques. La route de plus en plus étroite stresse nos chauffeurs les obligeant à descendirent sur les bas côtés nos stabilisés.

            Tout à coup, blotti dans un ilot de verdure, près d’un oued, encadré de montagnes rocheuse apparaît le petit village d’Anzel, sur fond d’Atlas enneigé, une vrai carte postale.

            La palette de couleur s’élargit et varie du rose au rouge en passant pas le violet DSC1_9981.JPGet l’ocre, les paysages sont époustouflants, différents à chaque virages mais toujours autant désertiques. Puis là miracle, un peu d’eau et trois malheureux palmiers émergent dans un ciel d’azur sur fond de cimes lointaines un peu enneigées, la beauté à l’état sauvage.

            Plus l’on s’approche de Ouarzazate plus les colorations deviennent roses et ocres, un vrai paysage lunaire.

            Nous nous installons à la Casbah Zitoune qui nous accepte exceptionnellement. Claudie est là et avec sa gentillesse habituelle pour nous accueillir et souhaiter la bienvenue.

           DSC00123.JPG                                                  

Ce soir nous prenons le repas au restaurant, mouton aux pruneaux et aux figues et poulet aux citrons confits accompagnés de riz et de frites. Un régal pour nos papilles.

  Claudie, Lhacen et leur équipe sont devenus au fil du temps des amis. Nous les revoyons tous les ans avec autant de plaisir. 

      DSCN9461.JPG

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Si vous avez envie de passer quelques jours à Ouarzazate, dans un décor de rêve, Claudie et Lhacen vous accueilleront dans leur superbe maison d'hôtes située face à la casbah Tiffoultoute. Cette maison de charme offre une magnifique vue vu l'atlas, elle vous enchantera et vous fera apprécier l'hospitalité et la cuisine locale. Vous n'y serez pas déçus. 

 

 

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                 L'entrée de la Casbah Zitoune et son magnifique patio

 

 

   photos-9997.JPG

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Published by Les pollhuguett's - dans Tour du Maroc 2010
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commentaires

Myriam PIERROT 04/04/2010 19:59


Un gros bisous à tous.... j'ai été ravie de faire votre connaissance.... et de partager ces quelques moments avec vous.... nous sommes de retour (depuis environ 1h) en france 7° et pluie GRRR.
Notre périple AGADIR, OUARZAZATE ET MARRAKECH d'où je garderai un souvenir impérissable de l'atlas et de la région des berbères..... j'adore vraiment, ce fut un rdv avec soi même..... et j'y
retournerai ça c'est SUR. Grosses bises à vous tous Myriam