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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 23:59

 

                  08 avril

 

                  DSCN9509.JPGNous disons au revoir à Malika avec un pincement au coeur. N'avons pas envie de partir, elle est si généreuse, si accueillante, le coin est si beau... Nous lui laissons quelques vêtements car comme elle dit : il y a des malheureux dans la montagne. merci pour eux. Nous sommes ravis d'apporter notre goutte d'eau... Mais nous reviendrons.

 

photos-0300.JPG                   L'auberge de Tislite

            En quelques grands virages nous atteignons le col, l’occasion de faire une pause et d’admirer les canyons et les plissements qui s’offrent à nous. Là dans le lointain, un habitation et un champs vert entouré de peupliers sans doute une famille installée au milieu de nulle part dans un paysage désolé.  La descente s’avère périlleuse la route est si étroite qu’elle ne laisse aucune possibilité de se croiser, un peu stressant sur cinq cents photos-0307.JPGmètres, de plus l’oued prend la route pour son lit. Il a débordé généreusement  y laissant des gravats que nos camping-cars n’apprécient pas toujours.

            Les sommets ont encore quelques névés qui scintillent  au soleil. Selon l’altitude nous côtoyons des chênes des buis ou des petits lopins de terre fraichement cultivés mais aussi quelques arbres fruitiers. Un habitat dispersé, des paysans dans les champs, des enfants sur les routes, il semblerait qu’ils ne soient pas tous à l’école…. Des maisons très basses qui défient sans doute les rudes conditions climatiques de ces régions de montagnes. Les arbres : chênes, genévriers et même sapins côtoient de grands champs  d’hypothétiques céréales éparses et basses qui attendent la prochaine pluie. Inch Allah.

         photos 0326   Dans ces régions sauvages, Brigitte fait sa BA et distribue des vêtements  chauds à des mamans accompagnées de leurs enfants. Leurs yeux éclatants et leurs sourires sont les plus beaux remerciements. Passons un col à 1425m (Tizi N’Isly) au milieu des forêts et de quelques champs cultivés. Les dernières intempéries ont fortement détérioré la route déjà si étroite, la conduite requiert une très grande attention, le pont à Naour n’est pas facilement abordable pour nos longs véhicules. Mais la dextérité de nos chauffeurs nous permet de nous sortir de toutes les situations photos 0321même les plus contraignantes. La terre est de plus en plus rouge un contraste saisissant avec les verts des cultures ou des arbres.

            Dernière montée avant El Ksiba au milieu des forêts, une belle source d’eau captée au bord de la route nous permet de faire les pleins de nos réservoirs. Du bonheur pour tout le monde car nous étions en manque, nous les premiers en plus nous sommes quatre dans le camping-car. Repas à El Ksiba.

            Nous abordons maintenant la grande route qui se poursuit dans l’immense plaine de Tadla avec des grands champs à perte de vue. Quel contraste avec la région que nous venons de traverser. Dans tous les villages on peint, on  nettoie (surtout des femmes) on refait les trottoirs, les drapeaux sont installés…. Attendrait-on la visite de sa Majesté ?

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 Magnifique Lac de Barrage Ahmed El Hansali  que nous longeons

 

 

  

             L’habitat change à nouveau les constructions sont en briques rouges, partout de petits immeubles, de nouvelles maisons. Que de changements depuis notre dernier passage.

            Khénifra la rouge semble directement sortie de la terre qui l’entoure, elle est traversé par l’Oum Er Rbia, un des plus long fleuve du Maroc.

            Mohamed est venu nous attendre à la gare routière avec Hiba toute intimidée. Nous voilà donc installés devant la maison des parents de Nadia, terrain pas très plat, mais nous nous en accommoderons. Ils sont heureux de nous voir et de présenter le petit Fadh qui est né le 13 mars. Il est très beau avec beaucoup de cheveux noirs et il est très sage, nous ne savons même pas comment il pleure. Réception habituelle avec thé à la menthe et une multitude d’excellents gâteaux que Nadia et sa belle sœur ont préparé.

            En compagnie de Mohamed et de son copain Ali nous irons visiter Khénifra, d’abord les souks des menuisiers d’où se dégagent de fortes odeurs de colle et de vernis SDC10482et où règne une poussière insoutenable. Les ouvriers travaillent sans protection dans de petits ateliers sans aération, que de conditions difficiles ! Le souk des forgerons nous permettra de voir leur travail, travail soigné, de belles grilles, de beaux portails. Nous verrons travailler deux jeunes dans un minuscule atelier au bruit étourdissant, des machines possédant des bobines de fils de SDC10479plusieurs couleurs leur permettent de tisser des très belles passementeries. C’est vraiment la première fois que nous voyons cela, sommes émerveillés par ce travail mais pensons à leurs pauvres oreilles….

                                                                     

 

 Traverserons le pont pour faire un tour au souk des tapis, puis dans la médina et irons dire un petit bonjour au papa de Mohamed, aurons ainsi l’occasion de voir sa belle- sœur, sa nièce et son neveu (le fils de Khadija que nous connaissons). Tout ce monde vit chez le papa, en l’absence du mari (à l’étranger) la belle-fille vit dans la belle famille.

            Ali a des chevaux dans la montagne, fait parfois des randonnés avec des clients et voudrait donc faire partager cela et nous inviter. Nous hésitons et puis acceptons. Rendez-vous pris pour le lendemain dix heures.DSCN9517

 

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Nous sommes donc invités chez les parents à Nadia, on se lave les mains traditionnellement et Nadia nous sert poulet et agneau grillé avec une délicieuse sauce aux oignons et autres aromates bien marocains. Nous savourons ce plat, Nadia est DSCN9521vraiment une excellente cuisinière. En dessert elle  nous a confectionné, comme la dernière fois à Fès, des vermicelles aux cacahouètes et aux amandes. Nous prenons des photos et les leurs développons.  La Belle sœur de Nadia est heureuse de pouvoir en envoyer à son mari qui est en Espagne, plaisir que nous partageons.

   

       

   Miam miam c'est excellent !!! 

 

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                    Les mains s'affairent !!!!!

    

 Notre nuit sera calme, notre gardien veille. Pas de souci.

 

                09 avril

 

            Nous avons passé une bonne nuit malgré notre stationnement en ville, pas de bruit et aucun tracas.

            Décrassage du frigo, celui de Lucien et Brigitte étant en panne. Nos hommes s’affairent, DSCN9552 aident du mieux qu’ils peuvent, parfois regardent seulement. Mais le résultat sera probant.  Je sais bien Lucien que tu as dû te mettre à genoux…. Un iman, passant par là t’a salué… il a cru voir un converti,  mais tu n’étais pas en position de la Mecque….

            Pendant ce temps Hiba et Fatima Zora jouent dans le camping-car avec Michel. L’heure tourne nous prenons congé, remerciant tout le SDC10498

monde de cette hospitalité gratuite et amicale, nous sommes toutjours triste de laisser des amis.

            Mohamed nous accompagne pour la sortie de la ville et allons retrouver Ali à une douzaine de kilomètres de là. Vers 10h nous voilà donc, après avoir un peu cherché, près de la maison. Point d’Ali et il ne semble pas être très connu. Nous sommes assez surpris, un peu perplexes… Patiemment nous attendons, nous téléphonons à Mohamed mais commençons à trouver le temps long. Nous sommes sur le point de partir quand il arrive en s’excusant.

            Il amène de quoi préparer le repas et récupère encore des petits pois fins, fraichement cueillis par une dame, apparemment sur ses terrains.

            Nous voilà donc installés sous de grands peupliers, bercés par le bruit de l’eau qui court, Ali nous présente les photos de ses randonnées qui le conduisent jusqu’à Imichil, nous fait voir quelques chevaux, donc un qui a l’air d’avoir beaucoup de caractère. Les DSCN9565femmes de la maison nous servent le thé à la menthe. Ali nous apporte les petits pois pour que nous les écossions, étonnant…

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 A midi on sauce du pain chaud, cuit au feu de bois traditionnel, dans une huile d’olive très goûteuse. Eh bien oui cela vous surprend… on devient un peu marocain et en plus on adore. C’est l’heure de la prière (on est vendredi) il va donc à la mosquée et nous laisse en compagnie de la famille qui nous montrera les autres chevaux. Les dames se laissent photographier avec leurs enfants. Eliane et Brigitte feront la nounou…

 

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   Les plus courageux montent le cheval récalcitrant, mais fort heureusement, le  jockey est là.  

                 A son retour, nous sommes conviés à manger à l’intérieur, une pièce sombre  avec une minuscule cheminée dont le feu se fait à même le sol, où l’on s’assied sur des matelas, un coussin derrière le dos. Cette pièce doit servir de salle à manger mais aussi sans doute alide chambre. Sur une table basse Ali amène un immense plateau et y dépose nos petites salades, ensuite le ragout de poulet (tajine mijoté à cocotte minute) qui est délicieux, oranges en désert suivit du sacro saint thé, il sera pour la première fois à la verveine.

            Il est l’heure de partir nous remercions chaleureusement  tout le monde, Ali embrasse les hommes mais rien pour nous les femmes, même pas une poignée de main. Nous serons toujours surpris par le comportement des marocains.

            Après les belles maisons aux toits de tuiles les maisons aux toits de tôle…  Nous traverserons de grandes forêts de cèdres ou de chênes alternant avec de petits plateaux herbeux où paissent des moutons. La route est étroite, très étroite le goudron est si altéré que nos camping-cars sont bien trop larges et mordent les bas côtés, les croisements sont périlleux.

            Au milieu de la route une « Pijo » est arrêtée, son chauffeur allongé dessous, pensons à une panne. Arrêt immédiat pour tenter d’apporter un peu d’aide dans ce lieu isolé et désert. Surprise ce Monsieur a seulement la migraine… Sainte Brigitte, la salvatrice, lui donnera de l’eau et un cachet d’aspirine qu’il s’empressera de mettre dans sa poche.

photos-0342.JPG            Notre route se faufile toujours dans la forêt puis descend rapidement jusqu’au fleuve et nous voilà aux sources, sources de L'Oum Rbia. Sources et cascades jaillissent au pied de photos-0345.JPG

 

 

 

 

 

la paroi rocheuse dans un site impressionnant. Un petit sentier nous permet de voir de puissantes résurgences qui alimentent le plus grand fleuve du Maroc. Le débit y est toujours important et ce lieu attire beaucoup de marocains venus là pour prendre un verre ou se reposer. Construites au ras de l’eau de petites plateformes recouvertes de roseaux sont aménagées en salons avec tapis et petites tables basses. Tout le long il y a ainsi de nombreuses petites paillottes construites parfois de façon un peu anarchique. Peu de monde en cette saison, seuls quelques touristes comme nous s’y promènent.

            Passons un petit pont et nous nous engageons sur l’autre versant, un cruel dilemme se pose à nous au croisement. Prenons-nous la piste vers Mirt qui conduit à la grande route ou bien là route goudronnée. Après hésitations optons pour la seconde solution, elle ne sera peut être pas la meilleure car la route est faite d’une multitude de nids de poules, ils sont si nombreux qu’il est impossible de tous les éviter, ce revêtement détérioré nous photos-0354.JPGpousse à la prudence mais notre moyenne baisse inexorablement.

            De minuscules villages berbères s’offrent à nous, des maisons souvent couvertes de tôles, de plastiques ou de planches de cèdres. C’est la désolation, peu de changement d’ailleurs depuis notre passage en 2004.

 Sur photos-0356.JPGnotre droite on pourra remarquer des roches aux formes étranges, ces pierres calcaires ont été sculptées par l’érosion.

             Le petit lac Ouiouane dans son écrin de peupliers apparait au détour de la route qui traverse ensuite une forêt de cèdre pour atteindre Aïn-Leuh.

            Blotti dans un vallon étroit au milieu photos-0357.JPGdes arbres fruitiers, avec ses toits en tuiles cette bourgade semble évoluer rapidement. Des beaux immeubles et de belles maisons récentes y voient le jour.

            Nous rejoindrons enfin la grande route pour atteindre Azrou, de nuit. Pas évident de conduire dans cette ville grouillante où la plupart des voitures roulent en plein phare. L’installation  à l’Euro camping sera délicate, la forte montée aura raison de notre châssis Alco, nous resterons donc sur la première plateforme malgré la pente.

 

            10 avril

           

            Hier au soir sommes arrivés tardivement et n’avons vu que l’entrée monumentale.

L’Euro camping est digne d’un palais des milles et une nuits ou de Disneyland au choix…

photos-0359.JPGDu gigantisme par son entrée puis par sa grande cour dallée et sa superficie. Un premier niveau en pente et un deuxième inaccessible à la plupart des camping-cars, légèrement plus plat.

            Rien n’est fini correctement en plus il est sous-équipé vu le nombre de camping-cars qui peuvent y stationner. Pour l’instant côté femme, deux WC, deux douches, quelques éviers qui servent aussi de lavoir et une machine à laver le linge, un étendoir insignifiant, sont opérationnels. Bien peu au regard des personnes qui y séjournent. Il est vrai que nous avons tout ce qu’il faut à bord, mais lorsque nous sommes en camping, surtout un quatre étoiles, nous aimons profiter d’un confort supplémentaire.

            Pour un camping de cette envergure on s’attend vraiment à mieux, tout est couleur locale, ni fait à faire comme l’on dit souvent….à la mode marocaine…..

            Le personnel est souriant et sympathique mais rondement mené à la baguette. « L’émir ou le Pacha », comme vous voudrez, sans doute tout simplement le responsable de photos-0362.JPGla partie camping est un personnage haut en couleur déjà par sa tenu : chèche rouge et blanc, djellaba bleu ciel qui traine à même le sol, une  baguette à la main, un personnage hautain et dédaigneux, des lunettes de soleil sur un nez blanchi par la crème solaire, son harem autour de lui, secrétaires notant les caprices de Monsieur… Affalé sur un relax placé sur la plateforme de vidanges, avec un parapluie en guise de parasol il observe et commande, ou bien il arpente le camping réprimandant souvent le personnel qui court dès qu’il ouvre la bouche. Il était déjà là à 5H45, pas un bonjour, pas un sourire, pas un mot gentil pour qui que se soit.

            Aujourd’hui sera une journée relâche, mise en conditions, une journée surtout lessive et nettoyage.

Sans être franchement mauvais le temps est mitigé, ensoleillé avec des passages nuageux, une atmosphère lourde.

            Nous mangerons dehors sur des dalles mal jointes et un sol instable. Au menu ce midi soles grillées achetées à Agadir et « chichoumée » excellente, mitonnée avec amour par Eliane. Un plat simple, au goût de tout le monde mais qui a demandé beaucoup de temps.

            L’après midi se passe tranquillement chacun à sa façon….lecture, bavardage, micro etc.…

            L’apéro de ce soir sera écourté car le couscous offert par la maison sera servi de bonne heure. Une grosse assiettée par camping car, bon et suffisant.

            Le ciel, généreusement étoilé ce soir, se charge en peu de temps de gros nuages menaçants, le tonnerre gronde dans le lointain, se rapproche petit à petit et la pluie retentit sur nos cubes blancs. Et le tintamarre commence. Après quelques heures il se calmera et notre nuit commencera.  

 

            11 avril

 

            Ce matin « monsieur l’émir » comme on pourrait l’appeler à changé de tenu, nouveau chèche, nouvelle djellaba rose cette fois aussi longue que la précédente et encore plus de pommade que la veille. Mais pas un bonjour ne sort de sa bouche. Il nous ignore, nous faisons de même, sans scrupule.

 CSC_0373.JPG                                                                                                                          

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                                               A la sortie d'Azou  

            

   Après avoir traversé la petite plaine cultivée de Tigrigra notre route s’élève rapidement offrant de belles vues sur Azrou, ville animée et commerçante.

            Tantôt bordé de conifères et de chênes verts, tantôt dénudé le plateau s’étire à perte de vue. Quelques grands champs, cultures intensives, le modernisme côtoie l’archaïsme,  le tracteur côtoie l’âne ou le mulet avec son araire en bois, la pauvreté côtoie la richesse, les belles maisons aux toits de tuiles côtoient les masures à demi délabrées.

            Dès El Hejad le brouillard nous enveloppe, sans doute un résidu de l’orage d’hier. On plonge ensuite sur une vaste plaine agricole, la plaine du Saïs où les premiers pieds de vignes jouxtent avec les grands champs de céréales et les oliviers avant d’arriver dans la quatrième cité impériale du Maroc, Meknès. 

 

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                               Le bassin de l'Aguedal

 

   

                  Nous sommes en tête à l’arrivée en ville et sommes complètement perdus… nous ne reconnaissons plus rien, aussi nous tournons et retournons avant de nous trouver devant les greniers de Moulay Ismaïl et le bassin de l’Aguedal. Un immense réservoir d’eau, parait-il de quatre hectares, où l’on vient d’installer trois jets d’eau en vue du salon de l’agriculture tout proche. Ce bassin servait autrefois en cas de sécheresse ou de siège et accessoirement à l’irrigation de jardins royaux.  

                   Greniers de Moulay Isamïl ( 1647 à 1727). A son avènement comme Sultan , il avait 25 ans.C'est l' une des figures les plus curieuses de l'histoire marocaine.

On appelle également ce site "écuries de Moulay Ismaïl". C'est en fait la partie restante d'une immense Cité Impériale.Elle comprenait , Palais, Pavillons , Entrepôts, Ecuries, Caserne, Arsenal...

                  Subsiste aujourd'hui une salle unique de 23 nefs , d'une douzaine de mètres de hauteur soutenue par de puissants piliers et arcs massifs en pisé. Une partie est en restauration, car les toits ont disparus.

                  Là, nous trouvons un guide pour la visite, personnage sympathique qui nous rappellera l'histoire du site et de son fondateur avec beaucoup de faconde, entrecoupée de prises de vues photographiques avec nos appareils qu'il réquisitionne d'autorité amicale... !  Il connaît au centimètre près la place qu'il doit occuper et faire poser ses interlocuteurs. Une fois en place, il nous tourne le dos et dans un mouvement rotatif de grande ampleur théatrale se positione pour prendre la photo qui au résultat est très réussie! Et ce scénario se répète à plusieurs reprises en des lieux précis...à notre plus grand étonnement !Situation originale dans une ambiance de bonne humeur qui le conduit aussi à aller faire des prises de vues dans la partie interdite au public...! Merci à lui.  

               En sortant nous rejoignons le bassin de l'Aguedal où nous retrouvons nos maisons roulantes et où nous pouvons déjeuner en toute sérénité face à ce beau plan d'eau où un jet d'eau dont les essais de fonctionnement sont en cours de réalisation se voulant, peut-être, l'égal de Genève.

 

                                 Les greniers de Moulay Ismaïl

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            Pour notre repas de midi nous aurons ce bassin en toile de fond.

            Nous déplaçons nos camping-cars pour approcher de la médina, suivons une minuscule rue longeant le palais royal où des militaires montent la garde. Nous aurons quelques difficultés à tourner dans une rue à angle droit, seul passage possible, devront donc prendre la porte à reculons. Pas commun !!

            Bordée de tous les côtés par des remparts percés de passages voûtés la Place Lalla Aouda  sera le point de départ de notre tour dans la médina. A l’extrémité est se photos-0384.JPGtrouve la monumentale Bab El Mansour, une réalisation de Moulay Ismaïl qui régna pendant soixante ans et fit de Mekès sa capitale et y bâti de grandioses monuments à la hauteur de ses ambitions. Ses deux tours massives reposent sur de gracieuses colonnes de marbre. Elle marque l’entrée de la cité impériale et s’ouvre sur l’immense place El Edime que nous traverserons pour faire un tour dans les souks.

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                                                           Les souks

    

Ils rayonnent autour de la grande mosquée, sont très pittoresques et l’on peut s’y promener en toute sécurité sans craindre de s’y perdre, passerons devant la médersa Bou Inania pour arriver à nouveau à la place Lalla Aouda.

            Nous visiterons le tombeau de Moulay Ismaïl qui l’un de rares sanctuaires ouvert aux non-musulmans. On y pénètre par une porte très ouvragée décorée d’entrelacs et photos-0405.JPGsurmontée d’une avancée en tuiles vertes. Une enfilade de salles à ciel ouvert bordées de murs aveugles conduit à la salle des ablutions. L’on doit se déchausser pour pénétrer dans le sanctuaire orné de stuc et de faïences où repose Moulay Ismaïl.

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  Ainsi se terminera notre visite de Meknès. C’est à Fès que nous devons stationner ce soir. Notre route déviée deviendra cahoteuse nous obligeant à ralentir très souvenSDC10697.JPGt.                         

                   Au centre M’Aya un superbe marché aux légumes au bord de la route, un arrêt s’impose, les légumes sont fort bien disposés et vendus par lots. Difficile d’en avoir au kilo pourtant ils sont très beaux et frais.  En insistant un peu nous en achèterons encore des petits pois à  0,8 € le kilo, des artichauts, denrée assez rare au Maroc et des oranges à 0,5€ le kilo aussi. 

           

 

 

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  Un petit clin d'oeil à Anaïs et Yohan...

    Avez-vous fait votre déménagement ainsi !!

 

      Bonne installation

                          Amicalement.

 

 

  

 A l’approche de Fès beaucoup de gens sous les oliviers qui sont venus piqueniquer, et rechercher un peu de fraicheur et de tranquillité. Les enfants jouent au ballon, les femmes discutent. Les fassis ont laissé l’ambiance frénétique  de leur ville pour le calme de la campagne.

            A l'entrée de la ville, surprise, Mohamed est derrière nous en policier avec un collègue. Un petit tour à Marjane et direction le Diamant vert. Il est déjà tard, pas facile de programmer la visite de la ville impériale pour demain Ali n'est pas disponible.  Nous verrons bien.  Inch Allah.

 

 

             12 avril

 

            Grâce à l’amabilité des gardiens nous trouverons un guide avec voiture et chauffeur pour faire la visite de Fès….     Ali n'était pas libre.        

Capitale culturelle, intellectuelle, artistique et religieuse, berceau de la monarchie,  Fès est la ville impériale par excellence, fascinante, secrète, déconcertante, vivante, et animée, Fès étourdit et subjugue le promeneur.

La visite débutera par le palais royal, place des Alouites, qui oppose aux regards un magnifique portail en bronze martelé de style hispano-moresque, mais qui ne se visite pas. Quel contraste ! Encore une fois.

 

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Nous grimperons ensuite, en taxi bien sûr, à Borj sud, de cette forteresse dressée sur la colline un beau panorama se dégage sur la grande médina. Derrière ses hautes murailles la médina absorbe notre regard : des milliers de petites taches blanches des antennes paraboliques se dessinent sur les maisons de couleur ocre, de nombreux minarets blancs et verts émergent de ce dédale.

 

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suite-0436--2-.JPGEn contrebas, à l’est, d’épaisses fumées noires planent…. C’est le quartier des potiers. Les poteries sont très belles, solides mais chères, décorées d’un bleu intense à partir du cobalt, le célèbre bleu de Fès. On pourra observer toutes les étapes de la fabrication, dans des conditions difficiles. La taille, au marteau de minuscules morceaux de formes et couleurs diverses, puis l’assemblage minutieux à l’envers demande une dextérité à toute épreuve et une patience inouï pour la composition. Bien entendu à la sortie passage obligé par le magasin…. Pas de problème.

 

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Nous traverserons l’oued qui a été dompté, il court sous terre par endroit et déambulerons dans de minuscules petites rues parfois couvertes, sombres et si étroites que l’on peut difficilement s’y croiser. Cette médina est le cœur de Fès, un vrai labyrinthe où se presse un foule colorée de femmes, enfants vieillards où travailleurs avec leurs ânes ou leurs carrioles qui scandent « balek, balek » pour obtenir la priorité. Vaut mieux leur laisser le passage…. ici ils ne font pas de la figuration, ils sont les seuls livreurs dans ce dédale indescriptible où rien d’autre ne peut accéder.

Dès les premiers pas un tourbillon d’odeurs nous met l’eau à la bouche, nous traversons le « rayon traiteur », une quantité de bonnes choses sont exposées ainsi que des fruits et des légumes.

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Suivez nous dans la Médina en image

 

                                    Artisans au travail

 

 

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           Notre guide nous conduira dans un splendide restaurant « le Palais des Mérinides», le décor y est somptueux, la cuisine y sera excellente, le prix est en conséquence, mais c’est un super restaurant. La présentation est soigné, les entrées seront à la demande,  la pastilla sera délicieuse ainsi que les desserts. Depuis la terrasse sur le toit nous pourrons avoir une vue agréable sur toute la médina.

 

 

On arpente les ruelles toujours étroites et souvent en déclivité, dans une atmosphère bruyante où couleurs et odeurs se disputent la primeur. Ce musée à ciel ouvert est classé au patrimoine de l’Unesco, d’où des travaux d’amélioration et de sauvegarde. Certains palais sont transformés en restaurants, c’est le cas de celui où nous irons manger à midi. Au hasard d’une rue visiterons la médersa Chérratine, vaste édifice  fort bien décoré (stuc, balcons en cèdre), qui abritait plus de cent étudiants.    

La mosquée Karraouyine fût longtemps la plus grande mosquée d’Afrique du nord, fondée par Fatima El Fihria en 859. Dès sa construction elle devient le cœur de la ville, beaucoup de commerçants et d’artisans y sont regroupés par corporation. Elle n’est pas accessible aux non musulmans, nous l’apercevrons depuis le pas de la porte. Ses quatorze suite 0460 (2)portes s’ouvrent le vendredi, jour de prières. Tout près la place Néjjarine avec sa célèbre fontaine ornée de zelliges.

L’accès au tombeau de Moulay Idriss nous sera aussi interdit, pour la même raison que la mosquée. 

Le quartier des tanneurs : le parfum qui flotte dans l’air n’est pas des plus agréable, bien que nous ayons pris de la hauteur, mais notre DSCN9685.JPGbrin de menthe sous le nez l’estompe un peu. C’est vraiment un spectacle hallucinant de voir ces hommes au travail. Ces hommes, mal protégés, travaillent selon des techniques ancestrales, brassant et piétinant les peaux gluantes dans les fosses et répétant toujours les mêmes gestes. Nous nous trouvons face à une palette de couleurs éclatantes et naturelles : le jaune du safran, le bleu de l’indigo, le rouge du coquelicot et le marron du bois de cèdre. Le Maître des lieux nous donnera quelques explications et nous conduira ensuite vers la boutique, passage obligé….le choix des vêtements est important Lucien se laissera tenter par un blouson.

 

 DSCN9681.JPG  DSCN9682.JPG

 

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Published by Les pollhuguett's - dans Tour du Maroc 2010
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