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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 21:03

            27 avril

 

            Sms à Nour et Souad pour les remercier de leur accueil, de leur gentillesse et de leur disponibilité.

            Ce matin les « chibanis » ne sont pas pressés, ils prennent le temps de vivre… de déguster "les mille trous" de Souad et de voir plus belle la vie.

            Il fait très chaud ce matin et le mercure annonce déjà 27°, un soleil de plomb et un temps lourd et surtout pas de brise océanique.

            A la sortie d’El Jadida belle plage de sable fin sur notre gauche et champ de courses à notre droite. De belles propriétés se profilent ainsi que des pépinières, paysage inhabituel. De magnifiques bois d’eucalyptus cachent le golf royal.

                              CSC 0806                                Azemour, encore raté cette année, impossible de stationner en ville et passé le pont de l’estuaire de l’Oum Rbia juste la possibilité de faire une photo de la ville et de l'oued.

            Une route fort chaotique bordée d’arbustes ne nous laisse que de rares échappées sur la campagne environnante où les céréales pointent leurs têtes bondes . Tout le long de la route, à des kilomètres du village rencontrons beaucoup d’écoliers, cartables sur le dos, qui rentrent chez eux. Ces enfants sont entrainés très tôt à la marche. Alors que nos petits chérubins du même âge ne sont pas à même de faire cinq cents mètres….

            Pour ce midi notre salle à manger sera le front de l’océan, devant une belle plage de sable blond à Dar  Bouazza.

            Nous traverserons Casa, un peu trop en ville, au milieu d’une circulation dense et anarchique, nos chauffeurs doivent avoir de bons yeux et de très bons reflexes pour éviter piétons, cyclos ou voitures. Désolé le copilote n’a pas été à la hauteur… mais sommes tout de même sur la bonne route.

            L’arrivée à Mohamédia n’est pas très aisée non plus, point de camping signalé à l’entrée de la ville, point de Marjane en vue. Après quelques renseignements pourrons faire nos courses et trouver le camping de l’océan bleu. Petit camping agréable sous les eucalyptus au bout de six cents mètres de piste en mauvais état. Les sanitaires sont rustiques mais convenable, l’eau est chaude, légèrement salée. Ali, forumiste sympathique, nous a accueilli avec beaucoup d'attention.

            Mohammedia, ville industrielle et paysage urbain un peu ingrat au premier abord, devient plus agréable lorsqu’on découvre ses belles plages et ses magnifiques avenues bordées  de  palmiers.

            La température est montée jusqu’à 38° en ville et ce soir à l’extérieur il fait encore très bon, 23° à minuit passé de chez nous.

 

 

            28 avril

 

            De loin ou de près suivons la côte où les constructions se multiplient, ne vont-elles pas défigurer cette région sauvage où sable fin et baies protégées se succèdent. On se croirait presque sur la côte espagnole. Ne sommes pas là pour juger, si cela apporte un bénéfice au Maroc et à ses habitants pourquoi pas….. L’avenir nous le dira….  Inch Allah !!!

            L’entrée sur Rabat se fait sans problème de beaux immeubles côtoient encore des bidonvilles, certes en diminution, mais hélas encore bien présent. Rabat est en pleine mutation, des travaux partout et bientôt une ligne de tramway pour relier la ville à sa proche voisine et ennemie, Salé.

            Rabat bien que ville impériale est moins envoûtante que ses rivales, elle fait figure de capitale sereine mais conserve des vestiges impressionnants : ses longues murailles ocres qui corsètent la médina, les colonnes inachevées de la mosquée Yacoub el Mansour, la tour Hassan ou encore  le Chellah, nécropole royale, chargée d’histoire sans oublier la célèbre casbah des Oudaïas.

            Ville cosmopolite et administrative c’est ici que réside le roi, laissant à Casablanca le rôle de capitale économique, ville qui reste à l’échelle humaine et où il fait bon vivre.

            Quant à sa voisine Salé la blanche, son éternelle rivale, où au temps jadis les corsaires faisaient trembler les marins, est devenu une cité calme et tranquille.

           suite-0812.JPG                                                   Nous flânerons dans la casbah des Ouadïas, citadelle qui domine l’océan et l’estuaire du Bou Regreg, nouvellement désensablé et transformé en promenade, isolée du tumulte de la ville par des murailles crénelées. Sa porte principale massive, imposante par sa décoration, à usage défensif est taillée dans la pierre ocre.

             

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Il fait bon se promener dans le jardin andalou aménagé en terrasses, les plantes y prospèrent. Une porte donne accès au célèbre café maure d’où la vue est imprenable  sur l’oued et Salé.

                                             suite-0831.JPGCette médina  agréable formée de ruelles et de venelles dallées, aux façades blanchies à la chaux et à l’encadrement des portes peintes en bleu, est dotée d’une ambiance très méditerranéenne. Nous atteindrons la plate forme d’où la vue s’étale du grand cimetière à l’embouchure de l’oued et à Salé.

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         Repas de midi dans nos camping-cars.

           

 

     

        Malgré la chaleur étouffante nous irons voir l’esplanade de la mosquée de Yacoub el-Mansour. Cette vaste esplanade de colonnes tronquées, dominée par un minaret inachevé laisse une impression mystérieuse.  Ce devait être la plus grande mosquée de l’occident, mais le chantier fût arrêté à sa mort. La superficie était de deux hectares et le plafond devait être soutenu par 441 colonnes. La tour Hassan bien qu’inachevée est un monument grandiose, 16 m de côté et 44 de haut (terminée elle aurait dû faire 65m). A l’opposé de cette tour le mausolée de Mohammed V dresse fièrement sa silhouette blanche coiffée de vert, abritant la dépouille du père de l’indépendance et de son fils Hassan II. Par une galerie balcon, surveillée par quatre gardes on peut faire le tour en surplombant les tombeaux.

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           Nous poursuivrons notre visite par le Chellah, après une bonne marche sous un soleil ardent. Passé la grande porte  fortifiée, en pierre de taille on se trouve dans un suite-0862.JPGhavre de paix, le Chellah y sommeille dans un cadre rural mystérieux. On se promènera au hasard dans ce jardin parsemé de ruines, de murailles et de tombes. Ce lieu qui semble un peu à l’abandon, est chargé d’histoire et de légendes. Perchées sur les arbres ou le minaret les cigognes nous accompagneront tout le long de cette promenade. Au pied de la nécropole se trouve le bassin aux anguilles, la source miraculeuse qui l’alimente fait l’objet d’un culte.

 

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             Pour le retour nous prendrons deux petits taxis, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre…....

            La traversée de Rabat et de Salé ne sera qu’une simple formalité malgré la circulation assez dense.

            La forêt d’eucalyptus qui bordait la petite route conduisant à la plage des nations à disparu, le lieu semble étrange, des travaux et un début de construction voient le jour. Le stationnement nous nous semble pas être paisible nous préférons faire demi tour. La belle plage qui s’étend à nos pieds parait très prisée, même en cette fin d’après midi il y a encore beaucoup de monde.

            Nous préférons passer une nuit au calme à Méhdia plage, une petite station balnéaire à l’embouchure du Sebou, qui aligne une rangée de belles maisons face à l’océan et les dunes qui le bordent.  Mais surprise !!  Nous retrouvons dans cette petite ville un monde fou sur le boulevard du front de mer, à tel point que nous avons beaucoup de mal à nous frayer un passage avec nos camping-cars .

            Installation au camping international Méhdia plage où il n’y a pas d’eau, pas de sanitaire et pas d’électricité. Ben oui c’est aussi cela le Maroc, le prix sera en conséquence seulement 40dh.

 

 

            29 avril

 

           suite-0890.JPG Nuit calme pour certains, plus agitée pour d’autres….

            Traversée un peu galère de Kénitra, le chauffeur ayant refusé les directives du copilote. Résultat un petit tour supplémentaire en ville.

            Dés que possible prendrons l’autoroute avons un si mauvais souvenir de la route côtière qui doit nous conduire à Moulay Bousseillam que nous n’osons l’emprunter.

           

 

              Les bas côtés de l’autoroute sont fleuris, les genêts étalent leurs boutons jaunes, des moutons y paissent tranquillement sous la surveillance des bergers, étonnant….

C’est le Maroc.

      CSC_0892.JPG                                                          

 

        Une certaine activité agricole dans cette immense plaine verdoyante que nous traversons. De nombreuses serres fleurissent et protègent de bananiers. Nous roulons entre océan et cordon dunaire d’un côté et lagune de l’autre, lagune où il y a beaucoup d’eau, sans doute à cause des grosses pluies de cet hiver.

           

 

  

              Installation au camping international de Moulay Bouseillam, toujours aussi mal tenu, mais admirablement bien placé au bord du lagon.

             Moulay Bousseillam est une minuscule station balnéaire située au bord de l’océan et surplombant la lagune Zerga.

   

 moulay b

           

            Repas de midi dehors avec en toile de fond cette lagune à marée haute qui scintille au soleil et où les b    arques rouges et vertes, fort bien entretenues, se dandinent doucement sous l’effet de la brise.

            En ce début d’après midi, saines occupations de camping-caristes, chacun son rôle… Nous irons faire un tour dans le village et au bord de la plage, tout à bien changé depuis notre premier passage tout est propre, la grande place devant la mosquée et le marabout, est correctement dallée. Quel changement !  Le Maroc progresse d’année en année et cela est très bien.

            La grande plage est magnifique, de grosses vagues rugissent et viennent mourir à nos pieds.

            Une journée bien calme. Mais hélas, il va falloir penser sérieusement au retour, plus que deux ou trois jours à passer dans ce pays si accueillant que nous aimons tant.

 

 

            30 avril

 

            Il fait toujours beau et chaud… 

            Encore un bout d’autoroute… la route est trop mauvaise…

            De grands champs fraichement labourés ou cultivés nous accompagnent tout le long de notre trajet, des vendeurs de pommes de terres sont installés sur les bords de l’autoroute, un vélo traverse les quatre voies, plus rien ne nous surprend dans ce pays merveilleux.

            Arrêt quotidien café sur un parking de station désaffecté. Au bout de quelques minutes une foule d’enfants, mal vêtus, pieds nus, sont autour de nos camping-cars. Ils nous font pitié, nous n’osons même pas manger nos gâteaux. Que faire ? Devant cela nous ne pouvons résister. Nous leur donnons des gâteaux, des bonbons et quelques vêtements. Nous avons eu certainement tort, mais nous avons laissé parler nos cœurs de mamies et de papis. Nous avons été gratifiés de leurs mercis et de leurs sourires.

            Nous tournerons un peu dans Larache à la recherche d’une bouteille de gaz bleue que nous ne trouverons d’ailleurs pas. Larache n’a que peu de charme, mais la ville s’étire sur un plateau rocheux qui domine l’embouchure du fleuve  Loukos qui se perd en d’innombrables méandres avant d’atteindre l’océan.

            Les paysages changent des collines verdoyantes se profilent, des petits bosquets sont disséminés çà et là.

            Repas de midi sur un petit terre plein au bord d’une forêt de chênes lièges. Le suite-0911.JPGliège de reproduction est le liège femelle celui-ci se forme après avoir ôté le première couche qui est le liège mâle. Cette couche atteint en neuf ans l’épaisseur de vingt cinq millimètres.  A la vue de cela nous « les femmes » nous ricanons joyeusement…. Mais l’attaque est dure….  Une réflexion fuse….Mais venant de Jack ce n’est pas méchant et nous l’acceptons amicalement. On a cherché !!  On a trouvé !!

            La campagne environnante est maintenant un vrai patchwork de verts et marrons, entre terres cultivées où poussent diverses céréales et les marrons changeants des terres labourées. Mais ces terres sont encore souvent travaillées à la bêche, parfois par des femmes rifaines avec leur habit rouge rayé de blanc et leurs chapeaux typiques à pompon. 

            Notre dernière nuit en terre marocaine sera à Asilah, sur un grand parking, face à l’océan, mais plus aux pieds des remparts comme les années précédentes.

            Asilah est une petite ville, pas très marocaine, pas trop espagnole…mais une petite ville dans laquelle nous aimons faire notre dernière escale. Petite cité un peu endormie en ce printemps, apaisante, où les rues de la médina sont éblouissantes de blancheur, cachée derrière ses remparts de couleur ocre, vieux de plus de cinq siècles..

            C’est avec beaucoup de plaisir que nous déambulerons dans les petites ruelles après avoir franchi indifféremment l’une des trois portes percées dans les murailles de 1250m de long, renforcées de tours rondes et ferons nos derniers achats. Nous rejoindrons le rempart maritime, puis après avoir gravit quelques marches pour  accéder à un bastion, dominerons le petit cimetière Sidi Mansour d’où la vue est magnifique. De l’océan déchainé jaillissent de belles gerbes d’eau qui sortent comme des geysers au milieu des rochers. Assis là nous resterons quelques instants à regarder, à rêver, à écouter. La vue est immense sur l’océan et la flottille de pêche au mouillage.

            Brigitte devait rentrer, avancer notre départ d’un ou deux jours ne posait de problème à personne. C’est donc notre dernier soir sur cette terre marocaine, que nous affectionnons particulièrement,  nous avons décidé d’aller au restaurant, mais ce n’est pas un met marocain que nous avons choisi, mais une paëlla. C’est à la « casa Pépé que nous prendrons tous ensemble notre dernier repas en Afrique.

 suite-0916.JPG

           

                          Coucher de soleil sur Asilah

 

   

            1er Mai

           

            Encore du soleil ce matin mais il est moins rayonnant que d’habitude et plus l’on s’approche de Tanger plus il se cache derrière les nuages. Serait-il entrain de bouder notre départ ou de nous préparer au mauvais temps européen que l’on nous prédit ?  Le ciel s’assombrit et devient de plus en plus tumultueux.

            Changement d’heure ou pas ? Nous sommes perplexe…. Les uns disent le premier les autres le deux, finalement c’est bien dans la nuit du premier au deux que le changement sera effectif. Nous en faisons donc les frais car Marjane ouvre exceptionnellement à 10h.

            Donc nous prenons notre mal en patiente et discutons avec un couple de marocain aisés, très agréable et sympathique, qui seront très heureux de visiter notre maison roulante. Encore une fois des gens charmants.

            Après les dernières courses et nos derniers dirhams dépensés, nous filerons directement au port vers 11h30, nous savons qu’à l’ordinaire le passage en douane n’est pas très aisé. Notre bateau rapide devrait partir vers 14h30… Inch Allah !!

            Suivons un camion Vaudois, cinq enfants entre 12 et 14 ans étaient accrochés à l’arrière, pensions à un jeu, dangereux d’ailleurs. Mais quel ne fût pas notre étonnement quand, à l’arrêt à eu feu, nous les vîmes se cacher sous le camion. Voyant cela un marocain en voiture se fâcha et les fit sortir. Mais dès que le camion redémarra ils furent accrochés derrière. Cela me donna la chair de poule, si jeunes ils tentaient sans doute de passer en Europe. Quel malheur ! Le camion prit une autre direction et puis plus rien. Mais au port certains de ces enfants traînaient au milieu des semi-remorques avec sans doute leur idée en tête.

            Passage à la police très rapide, on tente de nous accompagner si petit cadeau. Pas question. Nous nous débrouillons très bien. Pour le camping-car il n’en est pas de même, suite-0926.JPGl’attente au scanner fût un peu longue et folklorique car mal aiguillé dès le départ, nous avons dû faire demi-tour au milieu des camions. Pas très aisé comme situation.

            Une fois le contrôle passé l’attente pour récupérer notre carte grise et papier de douane se prolonge. Enfin vers 14h nous sommes à l’embarquement. Ce n’est que vers 17h10 que nous monterons à bord.

            La prochaine fois passerons par Ceuta c’est beaucoup plus tranquille et surtout moins long.

 

                        Au revoir le Maroc, nous reviendrons !!! Un grand merci pour l’accueil.

           

            Une heure et demie plus tard nous sommes en Espagne.

 

                                    Bonjour l’Europe.

 

            Le passage de la frontière espagnole se fera rapidement sans le moindre souci, mais le chien renifleur est là.

            Un policier embarque un clandestin, vue la taille ce n’est pas un enfant, il était caché sous le camion qui stationnait à côté de nous. Toutes ces personnes croient trouver l’Eldorado en Europe, c’est hélas une erreur.

            Stationnement pour la nuit devant chez Guttierez. Dans quelques jours le train train va reprendre son cours avec des images plein les yeux et des souvenirs pleins la tête. Mais la réadaptation se fait toujours difficilement.

 

            02 mai

 

            Comme à l’aller notre but est d’avaler les kilomètres pour renter chez nous, nous n’avons plus envie de visiter mais de filer directement pour traverser l’Espagne au plus vite.

            Des paysages verdoyants, des terres cultivées, des serres qui défigurent le paysage, encore une végétation exotique puis méditerranéenne.

            Un beau soleil et des températures agréables, une mer d’huile et une côte tantôt rocheuse, tantôt de sable fin.

            Après Malaga des nuages envahissent le ciel d’azur et adoucissent le paysage.

            Arrêt au camping « Cabo de Gata Cat2 » où la wifi fonctionne très bien, mais les prix sont bien différent du Maroc 5€ les 24 heures.

 

            03 mai

 

            Le soleil n’est plus là, la température est en baisse, comme le moral des troupes…

            A pas furtif il revient, mais à midi le ciel prend un ton menaçant, le vent souffle en rafales.

            Juste le temps de manger sur le parking de Leclerc et l’orage gronde de plus en plus belle. Le ciel se déchaine et verse violemment ses grosses larmes amères.

            Cela ne nous empêchera pas de faire nos courses et d’aller à Décathlon.

            Nous continuons notre périple par l’autovia et vers Alicante donc à environ 150m d’altitude une surprise nous attend. Les bas côtés laissent voir des traces de neige récente.

            Le vent forcit et nous malmène, le ciel s’obscurcie à nouveau et dès Gandia nous voilà à nouveau sous la pluie.

            Dès lors on tourne, on vire on cherche notre route pour atteindre le camping l’Alquièraz au Grau de Gandia, où nous nous installons sous la pluie, le vent et une température fraiche. On se croirait presque en hiver, nous allumons même nos chauffages.

 

            4 mai

 

            Aujourd’hui, ce n’est pas un jour comme les autres…. Devinez pourquoi ?

Jack fête son anniversaire. Je tairais son âge, mais soyez certain qu’il parait plus jeune.

            Ce matin le soleil se montre timide et la température un peu fraîche…. Nous n’étions plus habitués à cela. Dur dur, ce retour que nous appréhendons toujours.

            Difficile de se retrouver dans ce dense  réseau routier Espagnol, aucune carte n’est vraiment à jour, tantôt la nationale, tantôt l’autovia, tantôt l’autopista non payante par endroit. C’est à ne rien y comprendre. 

            Nous arriverons à bon port sous un temps toujours maussade et une petite pluie persistante.

            Installation au Park Playa Barra, c’est aussi un camping ACSI (où en cette saison avons des prix variant de 13 à 15€ pour le cc, deux personnes et l’électricité, ce qui est une bonne formule vu les prix pratiqués) à Roda del Barra. Celui-ci, quand on y trouve de grandes places (ce qui n’est pas toujours le cas, car il y a souvent beaucoup de monde), est très avantageux pour nous les chibanis, nous ne payons que le tarif pour les deux personnes et pas l’emplacement, bien sûr hors période estivale et semaine sainte).

            Nous avons vu les infos et le temps hivernal qu’il fait en France…. Nous avons presque envie de faire demi tour….

            Ce soir c’est la fête chez nos amis de côte d’or, champagne et foie gras pour cet heureux évènement. Merci Barbel, Merci Jack, nous espérons en fêter encore beaucoup, surtout en voyage.

 

            05 mai

 

            Le temps est mitigé, mi-figue, mi-raisin….

            Le contournement de Barcelone se fera par le nord, sur l’autoroute ; il n’est d’ailleurs valable que si l’on rejoint la nationale II. Nous décidons de poursuivre jusqu’à la Jonquéra nous aimerions manger au Grand buffet.

            C’est chose faite, un nouveau parking nous accueille. Il y a beaucoup de monde et il est déjà tard, Jack perd patience. Ils mangeront donc au camping-car. Notre installation sera assez rapide, il y a de la place mais le service ne suit pas. Pas mal pour un grand buffet, de quoi satisfaire tout le monde vu le choix.

            Quelques courses rapides et nous voilà de nouveau en route.

            Le vent violent qui sévit dans la région chahute beaucoup nos camping-cars et nos chauffeurs doivent être très vigilants.

            Arrêt sur le parking de Narbonne accessoires pour dire au revoir à Barbel et Jack qui voudraient s’installer, pour la nuit, le plus rapidement possible. Le cœur n’y est pas, dur dur… de se séparer après trois mois…. « de vie commune » …. trois mois où nous avons vagabondé ensemble…. trois mois agréables ou amitié à rimé avec convivialité.

            Chacun suit sa route, eux vers la côte d’or, nous vers les hauts cantons de l’Hérault où nous allons rester quelques jours près de maman.

            Dernier arrêt de la journée à Villemagne, pour faire la bise  à Brigitte et Lucien que nous verrons tout de même avant notre remontée vers l’Isère.

 

            L’énigme n’est toujours pas résolue…. Même à la fin du voyage. Pourquoi est-ce toujours notre équipage qui mène la danse ???? Au prochain voyage il va falloir changer les amis……..

 

            « L’atterrissage »  et la réadaptation sont plus que difficile, hors mis le plaisir de retrouver la famille après 3mois d’absence, rien ne va comme l’on voudrait…  C’est le choc !!!

            choc thermique : il fait froid, on se croirait en hiver, pas même un brin de soleil pour nous réchauffer le cœur,

            choc financier : les prix nous paraissent encore plus exorbitants qu’avant notre départ, surtout gas-oil, fruits et légumes

            choc émotionnel : plus de cohabitation amicale à six et avec tout cela il manque l’accueil de ces marocains qui souvent n’ont presque rien mais nous offrent tout.

 

             Nous rentons ivres du Maroc, des images plein les yeux mais aussi des souvenirs plein la tête et nous allons pouvoir revivre cet agréable voyage en photos et suivre les blogs qui nous replongent dans l'ambiance.

 

            Ce Maroc si différent, si accueillant, si surprenant nous fascine toujours. Nous y découvrons, chaque fois avec le même plaisir, des paysages nouveaux, des paysages connus que nous ne nous lassons pas de revoir, nous y retrouvons en toute amitié les amis rencontrés lors de nos premiers voyages qui nous accueillent toujours avec le même enthousiasme et la même chaleur, nous y faisons de nouvelles rencontres aussi agréables qu’imprévisibles, nous y vivons chaque fois des moments privilégiés et inoubliables.

 

            Cette terre de charme et de contrastes est aussi une terre de sensations où l’ombre joue avec la lumière où le désert et l’oasis ne font qu’un, de parfums enivrants ou subtils, d’odeurs agréables parfois insoutenables, de couleurs mais aussi de saveurs,  alliant océan, plage, désert, djebels abrupts, hauts sommets verdoyants ou arides, neiges éternelles, mais aussi pauvreté, faste, richesse et accueil. Surprenant, étonnant nous ne le dirons jamais assez.

 

            Le Maroc vit à son rythme, rythme qui n’est pas le nôtre, nous européens. Mais essayons de les imiter et de prendre le temps, prendre le temps de vivre… eux ont le temps… nous on à l’heure….

 

            Ce pays merveilleux nous a tendu les bras, la gentillesse et l’accueil de ses habitants envahi le cœur, la beauté des paysages comblé les yeux, la saveur de sa cuisine et son fameux thé à la menthe  régalé nos papilles.

 

            Même à notre sixième voyage en camping-car nous avons encore retrouvé un parfum d’aventure, des coins sympathiques, ignorés, loin des sentiers battus, le Maroc ne semble pas nous avoir livré tous ses secrets.

 

            Nous venons de passer trois mois extraordinaires en compagnie des nos amis, Barbel et Jack, Brigitte et Lucien mais nous avons encore des lieux à découvrir… et à revoir, des marocains à rencontrer et à revoir.  Oublié les quelques problèmes de caillassages qu’il ne faut pas négliger, c’est toujours le même refrain :

 

 

                                   Nous reviendrons….  Il y a encore tant de choses à voir, à en entendre, à sentir,  à découvrir.  

              

                                                                        Inch Allah.

 

 

 

 

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Published by Les pollhuguett's - dans Tour du Maroc 2010
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commentaires

géraldine lustremant 08/01/2012 00:38


c'est avec beaucoup de nostalgie que je viens de lire votre voyage au Maroc. Cette année pas possible de faire le voyage: quelques petits ennuis de santé rien de grave mais quelle déception quand
nos projets ont été annulés. Depuis 2 mois je vais sur les forums parlant du Maroc et je suis de votre avis sur ce merveilleux pays et ses habitants, que des leçons à prendre pour beaucoup
d'entre nous, merci pour votre récit je suis partie pour plus d'une heure au Maroc voyage qui j'espère se fera en fin de cette année 2012. bonne route à vous tous. 


 


 

Les pollhuguett's 12/03/2012 00:02



Je croyez vous avoir répondu mais ne voit pas ma réponse. Excusez moi.


C'est en effet très dur de ne ps repartir au Maroc qaund opn est tombé amoureux de ce pays.


J'espère que vos soucis sont derrière vous et que vous pourrez repartir fin d'année dans ce pays si accueillant.


Amicalement



Les pollhuguett's 03/03/2011 10:20



Merci pour votre message. Nous passons très souvent devant car nous connaissons pas mal de Maroc et effectivement derrière il n'y a qu'à suivre sans se stressr...


 



BOUIX RICHARD 02/03/2011 23:36



Ho la la ,mais comment vous faites pour faire les commentaires,quel récit !!!!!!! j'ai tout lu, et je me langui d'etre a la retraite pour aller au MAROC pays que je connais un peu pour y etre
aller 3 fois,mais pas en camping car......encore bravo pour votre blog.......


PS: en ce qui concerne pourquoi vos amis vous laisse toujours passer devant, je sais, car moi aussi je voyage souvent avec un couple d'amis, et je suis tout le temps devant, et un jour j'ai dit a
mon ami que j'en avais marre d'etre devant (c'etait en corse) et je suis passé derrière lui, hé bien croyé moi, c'est beaucoup moins stréssant !!!!!!! y a qua suivre !!!!!! LOL


Cordialement



oldbcc 14/12/2010 19:45


merci de nous avoir raconté de si belle façon votre voyage!!! nous avons hâte de nous trouver nous aussi dans ce beau et accueillant pays!! à bientôt pour de nouvelles aventures!!!


Les pollhuguett's 19/12/2010 15:52



Merci pour votre message.


Bon séjour au Maroc si vous partez bientôt. Bonne route. Effectivement nous espérons repartir en 2011. Inch'Allah !



Nicole Coste 21/05/2010 09:13


Bravo à vous pour ce récit! Le Maroc on y vient , on y revient et on ne s'en lasse pas! Depuis 77 nous avons prisle virus!En ce moment près de Tarfaya, le vent souffle!Nicole


Les pollhuguett's 22/05/2010 11:10



Merci pour votre message. profitez bien du Maroc. Ici le beau temps revient mais malgré tout cela la réadaptation à été très dure.


Je suis arrivée à modifier le blog en percevérant, mais pas toujours évident quand on est novice...


Amicalement.


Huguette