Samedi 23 janvier 6 23 /01 /Jan 22:34

  

 

VOUS POUVEZ MAINTENANT NOUS SUIVRE DE 2010 A 2012, MAIS NOUS ESPERONS VOUS FAIRE VIVRE,EN LIVE, CELUI DE 2013 (sur le nouveau blog ci-dessus)

Ce nouveau blog  regroupe "Rando - Portugal" et seulement une partie de celui ci soit 2012

Et Maintenant Maroc 2013 depuis le 18 février.


 

C'est ici :  http://voyages-en-cc-et-randonnees.eklablog.com/

 

                    merci à vous chers lecteurs de nous suivre.....


 

   

  Voici des liens très utiles pour la préparation du  voyage               

     http://maroc-camping-car.forumactif.com/   Forum des Amoureux du Maroc.

         http://www.lemarocencampingcar.com/   et le guide des campings du Maroc.

 

 

 

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Qui sommes nous?

 

                  Huguette et Paul

 

Camping caristes Isérois… en grandes vacances….. depuis pas mal d’années déjà !!!

 

Nous sillonnons, avec notre petit cube blanc, les quatre coins de France, d’Europe et d’Afrique, plus particulièrement le Maroc.

 

Suivez nous dans ce pays extraordinaire que nous aimons beaucoup, où il fait bon y séjourner en toute tranquillité et où les rencontres sont très enrichissantes.

 

 

 

Par Les pollhuguett's - Publié dans : Tour du Maroc 2010
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Dimanche 24 janvier 7 24 /01 /Jan 18:38

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C’est toujours avec le même plaisir que nous préparons le voyage (aidés, cette année par les chaleureux forumistes), Et nous avons alors déjà la tête dans les étoiles et un pied sur le sol Marocain. Le dangereux virus des « amoureux du Maroc » nous a sérieusement attaqué depuis 2004,  mais au lieu de l’éradiquer nous l’inoculons gentiment aux amis.

 

    

Nous partons donc en charmante compagnie avec : Barbel, Jack, Brigitte et Lucien pour ce Maroc fascinant qui dévoile ses charmes aux visiteurs, qui comme nous, prennent le temps de regarder, d’admirer, d’écouter, de sentir et de marchander.

 

  

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LES TROIS EQUIPAGES

 

 

  Les Isérois

    

 

 

 

 

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                 Les Bourguignons

 

 

 

 

 

 

 

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Les Héraultais 

 

 

 

 

 

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Michel et Eliane 

 

Qui sont venus nous rejoindrent

       du 27 mars au 17 avril 

 

 

  

De la méditerranée à l’oasis de Figuig, du désert à l’Atlas et à la côte Atlantique nous espérons voir de nouveaux horizons, faire de nouvelles rencontres, tisser de nouveaux liens et revoir nos amis.

Malgré ses routes parfois un peu chaotiques qui se construisent, s’améliorent ou se détériorent aussi rapidement, le Maroc est une terre de prédilection pour les camping-caristes itinérants que nous sommes.

L’hospitalité légendaire, mais bien réelle, la culture riche et variée, l’art de vivre marocain, les paysages époustouflants et changeants, donnent toujours une autre dimension à notre voyage, un goût d’inoubliable et une forte envie d’y revenir. Nous rentrons chaque fois avec des souvenirs plein la tête, des images plein les yeux. 
           C’est aussi l’école de la vie, nous oublierons quelques mois la frénésie de nos besoins naturels, de notre vie trépidante, du superflu, pour n’aller qu’à l’essentiel mais surtout en prenant son temps.

Le Maroc nous semble déjà familier…. Nous rêvons d’exotisme, de dépaysement, de soleil, de mer, de sable et de rencontres souvent inattendues mais toujours inoubliables.   
                Comme des oiseaux migrateurs, nous y revenons presque tous les ans, retrouver repères, soleil, aventure et amitiés.


Nous traverserons l’Espagne, parce qu’il faut la traverser !!! Pourquoi donc me direz-vous ? Pourquoi ne pas faire Sète Tanger ? Trop longue et très souvent mouvementée, cette traversée n’est pas faite pour les estomacs et les cœurs fragiles de certaines d’entre nous qui ne supportent ni roulis ni tangage…. C’est notre choix.

 

 

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Par Les pollhuguett's - Publié dans : Tour du Maroc 2010
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Mercredi 10 février 3 10 /02 /Fév 22:22

09 février

 

Après deux jours de relâche dans la famille, dans le sud de la France, plus précisément dans l’Hérault….. C’est enfin le départ !!!

Nos camping-cars sont lourdement chargés, nous coiffons nos casquettes de copilote ….et l’aventure nous attend…. au détour d’une route…. dans quelques jours.

Direction l’Espagne…..traversée au gré de nos envies mais hâtivement. Nous enclenchons le pilote automatique et nous voilà en quelques heures à la frontière du Perthus, passage sans le moindre problème.

 Nous appréhendons tout de même cette traversée sans faire de psychose pour autant, mais en restant vigilants et en se disant « cela n’arrive pas qu’aux autres ».

Notre but est de rouler, tout en ménageant nos chauffeurs et nos montures; les kilomètres défilent rapidement malheureusement sous la pluie et le vent qui souffle en rafales et chahute nos petits cubes blancs. Ce n’est que tardivement que nos ferons notre premier arrêt au Camping d’Arc de Barra.

 

10 février

 

Une nuit calme et réparatrice fût appréciée par tout le monde et nous voilà à nouveau sur le bitume, le soleil nous gratifie de ses doux rayons comme pour nous inviter aux vacances qui commencent dans la joie et la bonne humeur. Désormais la pause café du matin deviendra une véritable institution, une fois chez l'un et une fois chez l’autre et toujours dans la convivialité.

 En fidèle compagnon, un vent violent nous suit, nous secoue, nous harcèle…. Il se calmera un peu dans l’après midi permettant à la température d’atteindre 20°, quel bonheur !! Notre route se faufile entre montagnes et mer d’argent qui scintille au soleil, au milieu d’une plaine cultivée et verdoyante. Nuit au camping Kiko à la plage d’Olivia où il y a déjà beaucoup de monde.

 

11 février

 

Départ 9 heures, nos horloges biologiques sont ainsi programmées pour l’instant, sous ciel d’azur, un soleil étincelant et une bise vivifiante. Le petit ruban gris se déroule déjà dans un paysage aux couleurs marocaines, palmiers, orangers, oliviers et amandiers en fleur. Nous ne sommes plus surpris par les constructions anarchiques qui fleurissent un peu partout en bordure de mer comme sur les collines. Peut être un peu moins de grues que les autres années et des travaux routiers qui semblent stoppés, la crise est là.

Après Alméria nous quittons la côte et direction Murcia par l’autovia plus rapide et gratuite. Le soleil joue alors à cache cache avec quelques nuages, puis s’éclipse lâchement pour ne réapparaitre qu’en fin de soirée. Notre route se contorsionne ensuite au gré du relief entre mer et collines semi arides à maigre végétation méditerranéenne. Ensuite apparaissent les plastiques blancs et disgracieux des serres qui défigurent le paysage.

Arrivée au camping ACSI Don Cactus à Motril où nos nous installons confortablement.

 

12 février

 

Exceptionnellement partons un peu plus tôt pour arriver fin de matinée à Algéciras. Le soleil est radieux, la mer est calme, les oiseaux chantent…. La vie est belle !!!

Des plastiques, encore des plastiques, toujours des plastiques !!!!! Quelques sommets de la Sierra Névada ont revêtu leur manteau d’hermine. Puis des constructions blanches partout…

L’autovia nous conduira rapidement à notre destination, mais les nuages gris font leur apparition, cela ne semble rien présager de bon.

Nous voilà donc arrivés à Algéciras, arrêt midi sur le parking de Lid,  la pluie  s’invite et ne nous  lâchera pas un seul instant.

Dernières courses et nous fonçons chez Guttièrez pour les réservations. Carlos nous persuade de partir par Tanger avec le nouveau bateau, en une heure, pour 120 €. Il nous accompagnera ce soir, vers 20h30 pour aller au port où nous passerons la nuit. Départ prévu demain matin 8H30.

 

13 février

 

La nuit au port a été bruyante, un peu mouvementée et rythmée aux sons des arrivées des ferrys. Ce matin  la pluie tambourine à nouveau sur nos camping-cars. Dés 8h Carlos est là pour nous guider. Présentation au quai d’embarquement et l’attente commence, nous avançons saut de puce par saut de puce….Départ avec un peu de retard.

 Prostrée sur mon siège, emmitouflée dans une couverture, avec pour seule vision l’arrière du camion qui nous précède et comme musique le ronron des moteurs, j’attends patiemment la terre ferme, Barbel fait de même.

 

                                    AUREVOIR L’EUROPE….

 

Par Les pollhuguett's - Publié dans : Tour du Maroc 2010
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Samedi 13 février 6 13 /02 /Fév 22:48

 

 


                     BONJOUR L’AFRIQUE ET SALAM ALEIKOUM MAROCCO

13 février

 

            Après environ une heure trente de traversée nous voilà au port de Tanger, Tanger la blanche blottie sur la colline, point de rencontre entre la Méditerranée et l’Atlantique, nous contemple.

photos-0924.JPG            C’est toujours la même pagaille et l’attente se poursuit, des concerts de klaxons ne changent rien à la chose. Les camping-cars français devant nous semblent bloqués volontairement par les douaniers, en effet seuls les marocains espagnols avancent. Nos amis passent sans trop de difficulté et nous attendent à l’extérieur où nous finirons par les rejoindre. Vu l’heure tardive nous mangerons sur le parking, ferons encore un peu de change cette fois à 10,99.

            Lors de l’entrée au Maroc c’est toujours un peu le choc. Mais nous serons très vite dans l’ambiance, déjà la circulation est dense et désordonnée, des voitures, des charrettes, des mobylettes et des piétons un peu partout. Nous allons rapidement nous adapter et accepter leur devise « les gens pressés sont déjà mort ».

            Direction Tétouan. Le soleil boude, des gros nuages menaçants agrippés à la chaine de Rif laissent tomber quelques larmes qui seront de courte durée. Nous traversons des paysages alpestres où dominent les pins puis des collines verdoyantes se profilent à l’horizon, des vendeurs de palmiers jalonnent la route. Les rifaines ont revêtues le costumes traditionnel, les hommes leurs burnous.DSCN8432

                 Tout le long de la route les drapeaux marocains sont hissés, à chaque rond point les policiers veillent, un 4X4 flambant neuf sur le bas côté, nous supposons une visite royale de prévue.         

             Nous atteignons Tétouan, Tétouan la blanche accrochée aux contreforts du Djebel Dersa surplombe une étroite vallée fertile où coule l’oued Martil fort boueux en ce moment. Des champs inondés laissent présager que ces jours derniers il a du pleuvoir abondamment.

            Arrêt à Marjane pour l’installation de la clé Wana, après quelques hésitations nous l’achèterons.  L’installation sera un peu laborieuse sur le micro de Barbel, impeccable sur le mien. Cherchez l’erreur ? Nous avons le même notebook, la même config et acheté le même jour, à la même heure, dans le même magasin !!!!

            A Martil nous achèterons une bouteille de gaz bleue, puisque la plus répandue d’après Nour, 110dh tout compris. Nous longeons le boulevard de front de mer, quelques beaux rouleaux écumants se fracassent sur la plage, à l’extrême nord le cap Négro pointe son nez.

            Brigitte a pu récupérer ses messages, impossible de les envoyer… La connexion semble quelque peu problématique.  A suivre…… 

            14 février

 

            Le temps est tristounet, le ciel est gris, la température relativement douce, mais il est vrai que nous attendions le soleil……           

Ce jour est jour de repos, chacun se lève à son heure, heure tardive pour nous qui aimons flemmarder un peu. Puis chacun vaque à ses occupations, occupations de camping-caristes, c'est-à-dire pleins, vidanges, lavage linge et camping-cars.

DSCN8433.JPG            Nos chibanis n’ont pas ouDSCN8434blié ce 14 février jour de la St Valentin. Nous la fêterons chacun à notre façon, les uns dans l’intimité feutrée de leur camping-car, les autres au restaurant du camping dans la froidure hivernale (jugez par vous même).

            Une après midi cool, après un kawa agrémenté de rose des sables préparées par Barbel,  nous irons faire un tour en ville le long de la promenade du front de mer malgré un brise rafraichissante. Cherchons en vain une boutique Wana car notre clé est un peu défaillante et nous nous posons encore beaucoup de questions car nous avons beaucoup de difficultés à recevoir ou envoyer nos mails.

            Ce soir sacrosaint apéritif agrémenté de toasts, une occasion de plaisanter et de passer de bons moments ensemble, mais aussi de prévoir la journée du lendemain.

 

            15 février

 

            Pluie, pluie et encore pluie !!! Même si elle fût intermittente elle à rythmé notre nuit.

            Toujours le même problème avec Wana , Brigitte patauge…

            Ce matin ciel et mer se confondent dans une grisaille indéterminée, seules de grosses vagues déferlent sur la plage.

            Direction Marjane à Tétouan, les champs ressemblent à de mini lacs boueux où quelques aigrettes furètent avec leurs longs becs à la recherche d’une maigre pitance. 

            Wana reste pour l’instant notre souci, le technicien n’est pas là nous reviendrons donc vers 15h00 cet après midi. Nous profitons pour faire quelques courses et ensuite mangerons sur le parking.

            Les petits Français  restés au pays dans la froidure nous allons quand même vous faire rêver :

                        Une baguette aux céréales coûte 0,18 €, une kg d’olives à la grecque 1,64€, un kg d’orange 0,33 € ….  Qui dit mieux ???

 

            Ici on se croirait au mois de mars, de grosses giboulées alternent avec un soleil furtif mais les températures oscillent entre 15 et 16 degrés.DSCN8444

            La halte Marjane sera plus longue prévue, Aziz, notre technicien, a un peu de retard et en plus ne peut solutionner notre problème. Chacun a sont lot de petits soucis, TV, pare choc, micro, rien de grave….

            Une petite route tortueuse surplombant des oueds boueux et tumultueux nous conduira à Chefchaouen. « La ville bleue » est une petite cité accueillante du Rif qui ne se découvre qu’au détour d’un virage, elle apparait comme une tâche lumineuse blanche et bleue au milieu de montagnes ocre, massif calcaire en forme de cornes et de la campagne verdoyante irriguée par l’oued Laou. Mais en cette fin d’après midi, la pluie est si dense que nous ne verrons rien de ce paysage magnifique. Nous aurons même beaucoup de mal à retrouver la route du camping  tant il y a du changement. L’installation fût un peu épique et n’altère rien à notre bonne humeur. Seul le temps nous préoccupe…. Que ferons-nous demain ? Nos projets vont être modifiés, mais c’est aussi cela les vacances au Maroc, l‘imprévu ?

 

            16 février

 

 Quelle nuit !!!  Une pluie violente, quasi incessante à tambouriné sur nos petites maisons roulantes et un vent violent nous a secoué toute la nuit. Les rares accalmies nous ont permis de nous reposer un peu. Depuis le camping municipal Azilan, perché sur la montagne, la vue sur la ville et la vallée est pratiquement nulle tant il y a de la brume et de la pluie.

Le moral des troupes s’en ressent, nous ne savons pas trop comment s’organiser au mieux, sortons donc de la ville, après une halte café et prendrons la décision d’aller sur Fés.

Nous traversons des paysages méditerranéens avec chênes, chênes-lièges, genévriers, lauriers roses et oliviers. Les « Zitounes » sont déjà ramassées et en tas sur des bâches mais les moulins ne semblent pas encore fonctionner. Le vert tendre des céréales mêlé au vert argenté des oliviers et à la terre couleur ocre nous offre un beau tableau pastoral qui s’assombrit ou s’illumine en fonction des nuages ou de quelques rayons furtifs qui font de brèves apparitions. L’habitat est dispersé, maisons cubiques souvent blanches isolées ou petit village autour d’une petite mosquée dont le minaret point son nez. Malgré la pluie les femmes sont aux champs, les bergers ou bergères à leur poste.

 

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Voilà à quoi ressemble

     un oued en crue

 

 

 

 

 

 

Après Ouazanne une magnifique allée d’eucalyptus nous accompagne un petit bout de chemin. Ensuite la vallée s’élargit et nous voici dans une vaste plaine, un vrai patchwork en dégradé de vert ou de marron. Terre de contraste ou cohabitent lopins de terres cultivés où l’on voit des ânes et des charrues de bois et grandes propriétés irrigables travaillées au tracteur.

Dés le milieu de l’après midi la pluie redouble et ne nous lâche plus. Arrivés sur Fés nous prenons la direction de Sefrou, passons devant « Makro » que nous reconnaissons, mais ensuite devons demander notre route. Un Monsieur fort aimable et serviable nous y conduira en nous précédent avec sa voiture. Les Marocains sont toujours accueillants. Il nous laissera son numéro de téléphone et nous proposera les services de son frère qui est guide. Vu le temps n’avons pas l’intention de visiter, mais espérons voir Mohamed, Nadia et leur petite famille.

Ce soir Mohamed nous a téléphoné nous avons rendez-vous avec lui demain 12h30.


           17 février

 

Encore une nuit bruyante, pluie, toujours cette pluie désagréable que nous redoutons et même grêle. C’est général dans tout le Maroc et même en Algérie. Alerte rouge sur la côte entre Agadir et Laayoune. Hier à Essaouira par endroit cinquante centimètres d’eau et certains campings du sud sont impraticables. D’après les spécialistes météo c’est exceptionnel, mais voilà nous sommes là et subissons les caprices du temps. Inch Allah !!!

Après une matinée cool nous partons en Rapido vers 11h30 pour Ben Souda à l’ouest de Fès vers Métro où Mohamed nous attend. Quelques petits tours pour rien et le voilà avec Hida en R12. Nous le suivrons jusqu’à son appartement et retrouverons avec beaucoup de plaisir Nadia qui attend un bébé pour le début mars. Elle est amaigrie et semble très fatiguée, mais elle à toujours le même sourire et la même gentillesse. Nous remettons tous les cadeaux que nous avons apportés ainsi que quelques chocolats. DSC06897.JPG

 

Comme à l’accoutumé elle nous sert thé à la menthe et un excellent gâteau aux fraises qu’elle a fait elle même. Hiba joue avec nous et ses coloriages, Hala part rapidement pour son collège car elle a une demi heure de marche pour l’atteindre. Quant à Houda toute souriante et timide reste avec nous, elle aide beaucoup Nadia et semble se rapprocher d’elle. Mohamed a des idées bien précises sur l’éducation des filles et doit être très sévère avec elle. Elle se rapproche beaucoup de nous et comprend pas mal le français même si elle ne le parle pas très bien.

Toujours le même accueil, la même gentillesse Nadia en excellente cuisinière nous sert un poulet rôti, mais ce n’est pas un poulet rôti comme chez nous !!! Déjà il y en a DSCN8461.JPGquatre, ils sont farcis avec du riz aux condiments et avec une sauce au curry et aux aromates. C’est succulent, nous n’en avons jamais mangé de semblables. Nous mangeons à la marocaine et trouvons normal d’adapter leurs coutumes : donc mangeons avec nos doigts et le pain, nous y arrivons très facilement. Nous ne pouvons résister tant il est bon. En dessert vermicelles aux cacahouètes grillées et sucre glace. Nous trouvons cela surprenant mais c’est très très goûteux, contrairement à ce que l’on pourrait penser c’est léger et nos papilles se régalent.

Le soleil fait son apparition et montons le prendre sur la terrasse confortablement installés sur des sièges ou contre le mur pour la séance photo de groupe. Houda, un peu moins timide, essaye de parler avec nous en français, échangeons même nos blogs. Elle semble très heureuse en notre présence et très déçue lorsque nous partons ainsi que petite sœur Hida.

Nous prenons congé, les remercions chaleureusement pour leur accueil et leur amabilité et leur promettons de revenir lorsque le bébé sera arrivé.

La pluie revient un peu plus timide mais persistante tout de même. Un retour un peu chaotique mais retrouverons le camping sans trop de difficultés.

 

18 février

 

Ouf !! Un peu de répit, pas de pluie cette nuit. Mais hélas il sera de courte durée car dès 8 heures il recommence à pleuvoir. Nous nous dirigeons vers Oujda, premier arrêt à Marjane pour les courses, puis café petits aux petits palmiers.

La périphérie de Fès a beaucoup changé, nouvelles constructions, nouvelles routes, nouveaux ronds-points, nouveaux Marjane. Un petit rassemblement avec des banderoles, cela semble une mini manifestation….

Traverserons une grande plaine cultivée aux champs verdoyants ou plantés d’oliviers et partout des oueds boueux se frayant un passage un peu n’importe où et photos-8904.JPGn’importe comment. Les terrains fraichement labourés d’un marron sombre contrastent avec le vert tendre des graminées. Après les gorges notre route zigzague jusqu’au col (à la vitesse des camions lourdement chargés que nous ne pouvons doubler) d’où la vue sur la campagne environnante est imprenable.

A notre droite des belles montagnes enneigées scintillent dans le lointain. Durant le repas de midi un bref rayon de soleil viendra nous réjouir, mais il fût bien furtif. Après Abdeljelil  vue plongeante sur le lac de barrage Idriss 1er qui reflète un ciel triste et photos-8892.JPGmenaçant. Son niveau doit être plus important qu’à l’accoutumée car des palmiers ont vraiment les pieds dans l’eau.

Après quelques hésitations resteront sur la nationale 6, nous avons abandonné l’idée de faire le tour du Djebel Tazzeta qui culmine à 1980m car il a un peu la tête dans les nuages et le temps est pour le moins très incertain.

Taza, « Taza la farouche » a un passé tumultueux, c’est une capitale provinciale située dans un étroit vallon entre Rif et Moyen Atlas, un passage stratégique. Nous ne verrons que la ville nouvelle, alors que la ville ancienne bâtie à l’extrémité d’un plateau escarpé est une véritable citadelle entourée de remparts.

Le Djébel Tazzeta, boisés de chênes se dresse fièrement et sous ce ciel tumultueux d’où filtre quelques rayons de soleil il a un air sauvage et parait inaccessible. Nous atteindrons le col Zhazha 559m et évoluerons sur un plateau profondément ciselé par les photos-8903.JPGpluies qui le ravinent très profondément par endroit. Ce paysage modelé par le temps est très agréable surtout que le soleil est maintenant bien présent et que le ciel bleu a photos-8905.JPGfait son apparition. Les paysages deviennent plus austères, peu ou pas de cultures, la steppe avec quelques plantations d’eucalyptus. A droite comme à gauche dans le lointain se dessinent des petites montagnes dénudées.

Nuit sur l’aire d’accueil des MRE (Marocains résidents à l’étranger), un peu avant Taourirt, nous sommes volontiers acceptés car il n’y a pas de camping dans les environs, et chose rare sans pluie.


19 février

 

Ce matin, pas de pluie mais depuis 5 h un vent violent nous secoue sans ménagement. La route est bonne et nos roulons à vive allure sans le moindre souci. La ville de Touarrit est en travaux, travaux d’embellissement de la rue principale bordée de superbes maisons.

Ce matin nouveau chef de file, Jack nous conduit d’une main de maître sur une route agréable souvent bordée d’eucalyptus qui agitent leurs branchages comme pour nous saluer, au milieu de la steppe ou seuls quelques troupeaux de moutons paissent tranquillement faisant fi du vent qui perdure. Très peu d’habitations sur ce plateau austère et dénudé.

Lors de notre café quotidien, rencontre avec un marocain marathonien vivant à Dijon qui vient gentiment nous saluer et bavarder. Dans une demi-heure il sera de retour de sa ferme avec des légumes et nous demande de l’attendre. Nous l’attendons patiemment mais c’est une demi-heure marocaine, trop longue et nous devons donc continuer notre route vers Oujda.

Encore un arrêt Marjane !!!  Repas et courses.

Nous téléphonerons donc à la famille Hafidi, c’est la fille cadette qui viendra nous chercher sur la grande route près de l’oued et du garage Ford et nous conduira chez elle. La maman rentrera rapidement. L’accueil est très sympathique, nous pouvons bavarder aisément, elle comprend et parle très bien le français. Thé à la menthe et petits gâteaux maisons le tout excellent. La voisine se joindra à nous ainsi que sa fille qui rentre de l’école. Monsieur  Hafidi rentrera de son travail vers 17h 3O. Nous bavarderons avec lui, parlerons chasse et ball-trap.DSCN8487.JPG

Nous sommes invités pour le petit déjeuner de demain.

Nous visiterons leur belle maison : deux grands salons avec des sofas marocains de chaque côté de l’entrée, du marbre et de la faïence partout, une belle cuisine, une petite cour intérieure obligatoire pour l’aération. A l’étage deux belles chambres, l’une avec une terrasse, un salon, une salle de bains. Au sous-sol, un salon, une cuisine d’été.

Nous stationnons devant chez eux, sur le parking de l’école, nous devons mettre les cales mais peu importe, le gardien a été prévenu de notre présence.


20 février

 

Ce matin il fait beau, le soleil est bien présent mais de gros nuages cotonneux apparemment inoffensifs trainent dans un ciel d’azur et cela nous met du baume au cœur.

DSCN8489.JPG Nous voilà prêt pour le petit déjeuner, je vais vous mettre l’eau à la bouche…… petits gâteaux, pain frais, croissants, miel, huile DSCN8491.JPGd’olive, café noir ou au lait et bien sur thé à la menthe. Un vrai délice même huile  d’olive dans laquelle nous sauçons notre pain.

Khalid adore la chasse, il en parle avec passion, Amina, sa femme, aime beaucoup moins. L’heure tourne, nous prenons congé en promettant de revenir l’an prochain. Ils voudraient que nous restions plusieurs jours afin nous faire visiter la région. Nous aimerions aussi les recevoir en France puisqu’ils y viennent souvent voir la famille. Ce sont des gens charmants avec qui nous avons beaucoup de plaisir à discuter et que nous reverrons bien volontiers. Quelle belle leçon d’hospitalité.

Nous quittons Oujda à regret, nous étions si bien. Oujda est une grande ville moderne cosmopolite en pleine expansion, un pôle économique et agricole, dominée par des collines en amphithéâtre dans la plaine des Angad. La région est protégée des influences océaniques par les barrières du Rif et du Moyen Atlas et de celles de la Méditerranée par les Mont des Beni Snassen. La région a été épargnée par les dernières intempéries qui ont fait rage sur la plupart du Maroc ces jours derniers et ainsi les oueds sont presque à sec.

Après plusieurs kilomètres de petits Djebels semblent nous barrer la route Djebel Metsilla, Mahsor où plus au loin les monts de Tlemcen, en Algérie toute proche, tout en ombres chinoises qui leur confèrent un aspect fantasmagorique. Traversons le petit village de Guenfouda, un petit village surprenant avec ses toits en tuiles rouges.

Evoluerons ensuite sur un plateau environ à 750m d’altitude puis les petites montagnes se parent de sapins et nous atteignons le col de Jureda à 1150m au milieu d’une végétation méditerranéenne et de touffes d’Alfa. Notre route dessine de grandes lignes droites mais joue à saute mouton.

Dans ce paysage semi-désertique, au milieu de nulle part se dressent quelques tentes nomades et quelques bergers y gardent leurs troupeaux de moutons et de chèvres. Ce paysage présaharien s’étend à perte du vue, sans vie apparente, les nuages s’effilochent de plus en plus pour ne laisser place qu’à un ciel d’azur.

Repas de midi sur l’aire de repos à quarante kilomètres au nord de Tandrara, nous pourrons apprécier ce soleil qui nous faisait tant défaut ces jours derniers. Les enfants restent au loin, très gentiment et nous n’entendrons pas « stylos, bonbons, Msiou ». C’est très agréable de ne pas être sollicité en permanence.

A Tendera notre premier contrôle de police, ils prennent nos fiches avec le sourire et passons rapidement sans le moindre souci. Cette ville a bien changé depuis deux ans mais à la sortie les poubelles sont encore là, dommage !!!

Encore des lignes droites, des ralentissements au niveau des oueds pour bitume défoncé et deux nouveaux petits djebels se profilent à l’horizon annonçant la ville de Bou Arfa. Une ville moderne qui a bien évolué depuis notre passage en 2008, une ville qui a un aéroport peu utilisé pour le moment, ville aux trottoirs refaits et repeints ainsi que la plupart des façades des maisons.

Très bon accueil à l’hôtel Climat du Maroc même en l’absence du patron, nuit dans la cour. Contact avec Abdellatif, attendons de ses nouvelles. Inch Allah !!!

 

21 février

 

Encore une petite pluie cette nuit puis le soleil revient et nous pouvons prendre le café dehors quel bonheur !!! Tentons de changer pour une tenue plus légère mais peine perdue, nous devons admettre que c’est encore la mauvaise saison.

Attendons Abdelattif qui nous a donné rendez-vous. Rencontre inattendue avec M.Abdel, le patron qui nous souhaite la bienvenue. C’est un Monsieur très bien de sa personne, haut en couleur, beau parleur et plus parisien que marocain. Son hôtel est un trois étoiles, pas mal, avec de beaux salons, une immense salle de conférence, mais désert en ce moment.

C’est donc une journée relâche aux simples occupations de camping-caristes. Une brise légère agite les feuillages mais fait chuter la température qui oscille entre 13 et 14 degrés.

 

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     Hôtel climat du Maroc et son jardinet

 

 

Abdel, un instituteur rencontré sur le forum du Maroc vient nous voir, il s’exprime dans un français parfait, doucement et calmement. Il parle de sa petite école, hélas bien trop petite, construite par les parents eux même. Il espère que les choses vont changer depuis la récente visite du roi dans la région. C’est un homme timide et réservé, il ne connait pas notre emploi du temps mais serait heureux de nous faire voir les anciennes mines de manganèse. Nous acceptons volontiers mais avons toujours peur de déranger. Rendez-vous pris pour 15h.

 

Nous cherchons en vain un restaurant en ville (impossible de manger à l’hôtel) nous devrons nous contenter d’un poulet rôti acheté au village mais pour la première fois depuis notre arrivée nous le savourerons dehors au soleil.

A l’heure précise Abdel accompagné de Mohamed, un collègue instituteur, nous guide jusqu’à l’ancienne mine de manganèse : minerai grisâtre utilisé dans la fabrication d’aciers spéciaux (nous sommes confortablement installés dans le camping-car de Jack à DSC06952.JPGhuit). Rencontre inattendue, sur le site, avec un Monsieur  qui tente de donner quelques explications à Brigitte, C’est notre « google » à défaut d’internet….

Mohamed nous invite chez lui et nous sommes très très bien reçus : Thé à la shiba, crêpes, beignets, huile d’olive, olives et confiture d’orange. Sa femme et son fils de deux ans sont dans la famille à Figuig. Quel accueil et quelle gentillesse spontanée. Même après six voyages dans ce magnifique pays les marocains nous surprennent encore.DSCN8507.JPG

Les conversations sont agréables et bon enfant, on peut parler aisément, connaitre leur culture et c’est toujours très enrichissant.

Ce soir couscous chez Abdel, chaque région a sa façon de le préparer, nous verrons cela tout à l’heure.

Après une petite marche en compagnie d’Abdel et de Mohamed nous nous installons confortable dans un beau salon bleu nuit à la marocaine. Sa femme Zhara nous a préparé un couscous au poulet qui est exquis. Au fil de la conversation avions dit que nous aimions les pois chiches. Savez-vous que la cuisinière en a ajouté tout simplement pour nous faire plaisir. Quelle attention. Nous nous délectons de ce succulent couscous à la manière de Bouarfa, bien relevé et avec de nombreux légumes. Orange et Thé comme toujours.DSCN8509.JPG

Le papa d’Abdel vient nous rejoindre, c’est un iman, un vrai patriarche qui parle un peu français mais semble mieux le comprendre.

Discussions amicales et enrichissantes jusqu’à une heure tardive, discussions sur la religion en toute simplicité, devant un coran traduit en français et c’est là que nous retrouverons pas mal d’éléments de la religion catholique. DSCN8510.JPG

Sur le chemin du retour les blagues et les rires fusent.

 

 

22 février

 

Ce matin est une autre journée il fait grand beau et déjà chaud, après avoir remercié le gardien allons faire nos courses au petit marché et prenons la direction d’Ich. Surprise, encore une rencontre inattendue Mohamed d’Ich est là et nous allons le ramener au village. Mohamed est un homme affable (que nous avions rencontré en 2008) qui s’occupe beaucoup de son village.

Notre premier arrêt sera à l’usine de gaz où nous pourrons, sans difficulté, faire remplir nos bombonnes pour une somme modique 40dh soit 3€65, de quoi faire rêver même si c’est du butane.

Passé la porte de Bou Arfa ferons une nouvelle halte pour aller voir Abdel et ses élèves. Il officie dans une minuscule école, sans fenêtre, comme la plupart au Maroc, où il a deux cours. Les enfants sont sages, souriants mais un peu intimidés par notre présence. Nous prendrons une photo de groupe et de retour de Figuig en donnerons une à chaque enfant. Nous leur laissons quelques fournitures scolaires et leur distribuons quelques bonbons.DSC_8919.JPG

Nous roulons dans une immensité désertique avec des djebels des deux côtés plongés dans une brume de chaleur qui les enveloppe délicatement. DSCN8532.JPG

Deuxième arrêt à l’école de Mohamed, l’école semble bien mieux lotie que la précédente, plus spacieuse et mieux installée, avec une petite bibliothèque. Nous rencontrerons aussi son collègue et le directeur. Photos, distributions de bonbons et de fournitures scolaires. On nous offre même le thé.

Les djebels se parent d’une multitude de couleurs qui vont vu vert au rouge violet en passant pas le jaune, l’ocre et le rose, parfois un sable orangé donne au site une luminosité exceptionnelle.DSC_8953.JPG Il est vrai que l’astre divin brille de mille éclats donnant ainsi un aspect plus riant à ce lieu à la fois austère et mystique. Les collines environnantes sont hérissées de roches ressemblant à des crêtes de coq. Paysage fabuleux où l’on se sent tout petit.

Sur les conseils de Mohamed nous ferons un troisième arrêt… au milieu de nulle part, à 500 mètres de la route, perdu dans les sables, une école insoupçonnée est bien là.  Deux charmantes jeunes filles, l’une d’Essaouira l’autre de Kénifra y font l’école. Elle loge sur place et semble presque en autarcie complète, l’eau provient d’un puits.

 

 

 

CSC 8941 Apparemment le papa ou le frère de l’une d’entre elle reste là aussi, sans doute pour les rassurer. Nous sommes un peu effarés de cette situation qui semble normale au Maroc, mais insoutenable pour nous européens. Nous leur laisserons aussi bonbons, gâteaux et fournitures scolaires. Elles semblent ravie de nous rencontrer nous allons leur laisser quelques photos demain au passage. Serons-nous retrouver le lieu, tant il est isolé ?

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Peu après l’oued nous ferons notre dernière halte, halte repas avant d’arriver à Ich. Nous inviterons Mohamed, sardines, poulet, pommes de terre et orange.

Nous sommes tout près du village mais ce n’est qu’au détour d’un virage qu’il apparait, près de l’oued surplombant la palmeraie avec ses maisons en pisée cernant un minuscule minaret blanc. Ich veut dire  « l’isolé », « l’unique », en effet c’est un petit bout du monde fort agréable à la frontière Algérienne, un petit bout de monde ou le temps semble s’être arrêté…presque au siècle dernier….. Ich ne ressemble à aucun autre village il faut le voir on en peut pas vraiment le décrire, c’est une petite oasis de montagne, d’un autre temps où vivent environ 30 à 35 familles, l’électricité est fournie seulement le soir par un groupe électrogène, pas la moindre boutique. La vie y est sans doute très dure presque même inimaginable pour nous, mais pourtant bien réelle.


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Installation sur la plateforme, à l’entrée, près du poste militaire. L’adjudant vient nous saluer et vérifier nos identités.DSCN8590.JPG

Mohamed nous amène chez lui, dans un labyrinthe de ruelles couvertes où il est difficile d’avancer sans une torche. Nous pénétrons par une porte en bois brut dans une humble demeure en pisé à demi obscure, seul un minuscule puits de lumière laisse entrer une vague clarté, mais nos yeux s’habituent. Il nous présente Fatima, sa jeune femme très souriante. Il nous servira le thé traditionnel  accompagné de crêpes et de miel. Il nous proposera une balade dans la palmeraie pour faire quelques photos ensuite sur le plateau pour voir les gravures rupestres.

DSCN8592Nous sommes un peu déçus, l’école est fermée, l’instituteur n’est plus là depuis environ 25 jours et l’institutrice est partie hier ou ce matin alors que les vacances commence vendredi. C’est incompréhensible mais cela semble presque normal.

En bon samaritain Mohamed fait ce qu’il peut, aide de son mieux les habitants du village, les enfants, mais ce n’est pas facile pour lui.

Ce soir nous sommes invités chez lui, sa femme Fatima nous a fait un excellent coucous, nous rencontrerons ses deux filles et sa belle mère. Sommes installés sur des matelas au ras du sol et nos vieux genoux cagneux et nos reins fragiles n’apprécient guère. Pour seuls meubles une table basse, une télévision et un lecteur DVD (nous pourrons voir les gravures rupestres d’Ich et des environs).DSC07047.JPG La cuisine est minuscule, équipée seulement d’un petit meuble, d’un réchaud posé sur une bouteille de gaz, à même le sol et des quelques ustensiles de cuisine. Dans la pièce à côté se trouve l’ordinateur où il peut consulter internet. Il nous fera voir quelques photos d’Ich dans les années cinquante. Il nous présentera la douche traditionnelle, comme il dit, une cheminée au foyer minuscule alimenté par des feuilles de palmier chauffe une marmite d’eau permettant ainsi de se doucher.

Nous avons passé une excellente journée, riche en évènements et en rencontres et nous avons l’impression d’avoir apporté un tout petit peu d’aide à ces enfants qui vivent dans la difficulté et qui font parfois jusqu’à 9 kilomètres pour aller à l’école, à pieds bien sûr. Alors que nos petits chérubins ne sont sans doute pas capables de faire 100 mètres !!!!

 La rencontre avec Mohamed un homme pittoresque, dynamique et plein de bonne volonté nous émeut, nous l’aidons avec nos petits moyens avec beaucoup de plaisir.

Le Maroc c’est aussi cela, c’est l’école de la vie, cela nous interpelle mais pour nous la vie à Ich est insoutenable.

 

 

23 février    

 

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Ce matin les militaires nous offrent le thé, du pain qu’ils ont sans doute fabriqué et DSCN8600.JPGcuit eux-mêmes et de huile d’olive. Tout cela est très convivial, n’avons pas l’habitude d’être reçu ainsi, quelle hospitalité et surtout dénué de tout intérêt dans cette région.

Nous reprenons notre route en direction de Figuig, elle nous parait plus agréable qu’à l’aller, nous marquons des pauses photos et apprécions ces grandes étendues désertiques.

Nouvel arrêt à la dernière école visitée, chose promise, chose due… Nous amènerons les photos des élèves et de leurs institutrices. Elles sont ravies et nous remercient chaleureusement. Peut être à une prochaine fois… Inch Allah.

Partout de grands troupeaux de moutons mais aussi de biquettes qui paissent une herbe rare, parfois hypothétique. Pas de ramasseurs de truffes cette année.

Ce matin nous ferons notre BA, prendrons un Monsieur qui attendait patiemment sur le bord de la route. Il y a si peu de véhicule qui emprunte ce trajet que nous avons pitié de lui. Il apprécie sans doute, mais hélas les échanges seront brefs, juste des salutations, il ne parle pas notre langue et nous ne parlons pas la sienne….

La route que nous empruntons ensuite est un peu moins chaotique, seuls des nombreux gués nous obligent à ralentir considérablement. Nous retrouvons un peu plus de vie même si nous évoluons en zone désertique, des habitations çà et là font leur apparition et nous traversons un minuscule village. Puis curieusement nous trouvons des terrains clos avec un portail, posé là au milieu de nulle part et puis plus rien. D’autres par contre sont plantés d’oliviers et de palmiers et au milieu se trouve une maison d’habitation. Première rencontre avec un vaisseau du désert qui broute des épineux.

Contrôle de police et vérification des nos passeports tout près de Figuig

Figuig apparait comme un gros bourg tout en longueur, avec de nombreuses mosquées qui étirent leur minaret vers un ciel d’azur. C’est une oasis de montagne l’on s’attend à voir des palmiers, ô surprise l’on ne voit que des habitations.

A 900m d’altitude à l’extrémité est du Maroc, à l’écart des circuits traditionnels Figuig est un petit havre de paix au bord d’une dépression avec une palmeraie comptant environ 90 000 palmiers, née de la présence de sources artésiennes et qu’une falaise nommée « sorf » sépare en deux parties . Encore un magnifique petit bout du monde, à la frontière Algérienne que nous allons découvrir pour la deuxième fois.

Installation au camping de Figuig hôtel, un petit camping propre, agréable planté d’oliviers; ici on est loin du tourisme de masse et de la concentration de certains campings de la côte atlantique. Nous sommes six et apprécions.

Nous saluons les camping-caristes déjà installés et notre premier souci est la lessive. Tout le monde s’active, mais fort heureusement il y a une machine à laver qui nous simplifiera bien notre corvée.

Mohamed, de Bou Arfa nous téléphonera, il sera là jeudi et voudrait bien nous rencontrer avec sa femme et son fils.

 

             24 février 

             

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     Il fait grand beau ce matin, le soleil brille, le ciel est bleu et les oiseaux chantent…  les esprits s’échauffent un peu.

On est venu chercher le calme, la sérénité et la chaleur, elle est bien là, en milieu de matinée il faisait 31°. Ici c’est le dépaysement complet dans un cadre très agréable.

Figuig est une ville de 14 000 habitants constituée de 7 ksour pittoresques  occupant une cuvette où la le palmier est roi.

           Tandis que les hommes tentent de régler la parabole défaillante, nous allons en ville chercher notre pain et quelques légumes et surtout repérer le lieu wifi où nous pourrons nous connecter, vous permettant ainsi de lire ces quelques lignes.

            Il est agréable de ne rien faire ou presque et d’admirer depuis la terrasse de l’hôtel une mer de palmes qu’une brise légère agite doucement.

Repas de midi à l’ombre des palmiers, par 30°, des plaisirs simples mais très agréables, loin du tumulte. Je ne connais pas le menu des amis mais  le notre se compose d’un cassoulet au saucisse de beaufort.  Pas question de se laisser abattre !!!.

 

           Trop chaud, pas trop…. Les uns à l’ombre, les autres au soleil, les avis sont partagés. On traine, on se prélasse, on lit, on bricole et ainsi se passe une après midi relax.

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             Nous allons pouvoir tester la connexion wifi, voila les trois « nanas » partis, sacoche sous les bras, sous les trois palmiers devant l’ancienne église. La connexion rame un peu mais finalement nous recevrons nos messages et y répondrons sans trop de difficultés. Le blog sera même mis à jour, bien sûr pour l’instant sans photo.

DSC07140.JPGTraditionnel apéro, ce soir chez Barbel et Jack l’occasion de plaisanter un peu et de passer d’agréables moments tous ensemble.

 

25 février

 

Le soleil de Figuig est toujours agréable une douce brise tempère l’atmosphère bien qu’en ville le mercure attient allègrement les 32 ou 33°. Nous nous prélassons, nous discutons, échangeons des idées de voyages, radio camping-car fonctionne très bien dans ce coin isolé.

              Les lyonnais sont très bavards ils ont fait beaucoup de voyages, ils nous confortent dans  nos idées, la Turquie est un pays merveilleux à visiter sans modération, ce pays sera très certainement une de nos prochaines destinations. Echangeons nos adresses.

              Nous prenons le repas de midi sous les palmiers et oliviers, mi ombre mi soleil. Il est toujours agréable de lézarder mais ce soleil ardent hâle notre peau fragile, la rougit même. Croyez-nous c’est dur dur la vie de camping-cariste.

DSCN8607.JPGLes girondins, installés sur la place, nous rejoignent et vers 16 heures partons visiter le ksar Zenaga, c’est le plus important de Figuig. Nous longeons la palmeraie et par un petit sentier pénétrons en son cœur. Les cultures de l’oasis sont étagées sur trois niveaux : les céréales, les fèves et les légumes en bas, puis les arbres fruitiers tels grenadiers au deuxième niveau et les palmiers dattiers au troisième. L’eau est ici apprivoisée et des séguias (rigoles à ciel ouvert) distribuent le précieux liquide vers les champs et les jardins. Au gré de notre feeling,  par de curieuses ruelles traversons le village, de minuscules échoppes y sont installées, tout le monde nous salut. Agréable balade  dans ce dédale de petites  rues souvent couvertes et obscures où l’on a l’impression de se perdre. Déboucherons  sur la plateforme de Figuig d’où la vue est imprenable. Face à nous le ksar Zenaga et ses nombreuses mosquées, le djebel Tarhla à gauche et le djebel Zenaga, djebels dénudés dont aucune végétation ne vient cacher la magnifique brutalité sous un soleil couchant.

 

Par Les pollhuguett's - Publié dans : Tour du Maroc 2010
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Mercredi 3 mars 3 03 /03 /Mars 16:50

            28 février

 

Il fait toujours très beau ici, alors qu’en France tempête et pluie font rage partout, quelle chance d’être au soleil sous les palmiers !!! 

Ce matin les accros d’internet sont à pied d’œuvre, l’une dans son camping-car, les autres sur le trottoir, devant la maison des femmes, confortablement installées sur un bureau de fortune… pour une meilleure connexion. Brigitte à toujours quelques difficultés nous allons tenter de solutionner son problème du moins provisoirement.

Repas de midi dehors où il fait bon se prélasser. Avant de prendre la route nous voudrions bien terminer nos connexions, nous ne nous éterniserons pas car le vent se lève et avec lui sable et poussière.

Nous quittons à regret ce petit coin de Maroc authentique que j’aime particulièrement, où personne ne nous importune, où tout le monde nous salue et nous demande comment nous trouvons la ville. Ils semblent très fiers d’habiter Figuig. Nous avons trouvé ici un dépaysement complet, le calme, un accueil chaleureux sous des cieux très cléments.

Le vent souffle maintenant en rafales soulevant sable et poussière, nous essuyons une mini tempête de sable. Les collines sont blafardes, comme enveloppées dans un voile léger couleur ocre. L’atmosphère est lourde presque irrespirable, nos narines s’assèchent, nos bouches s’empâtent. Les petits grains légers virevoltent, tournoient et se faufilent partout, par endroits il est presque difficile de voir la route. Ce ciel tumultueux ne laisse rien présager de bon !!!

Arrivée à Bou Arfa, installation à l’hôtel climat du Maroc où le gardien ne semble pas ravi de nous voir, un camping-car est déjà installé. La température a considérablement chuté le thermomètre ici ne plafonne plus que vers 20°.

Attendons Abdellatif qui doit passer nous voir, il rentre d’Ich. Il s’excuse, mais ne pourra venir nous le verrons demain à l’école.

 

01 mars

 

Ce matin nous avons perdu 30° par rapport à hier en seulement 100kms parcourus, surprenant !! Le soleil est bien là mais le vent nous transperce.

Nous attendons un petit instant Abdel et tentons de bavarder avec les enfants que nous avons beaucoup de mal à comprendre. Abdel s’excuse pour son retard, bavardons avec lui, lui remettons les photos et c’est le départ vers Rich.

Nous traversons un plateau semi désertique bafoué par le vent et brulé par le soleil, où seules des touffes d’épineux résistent. Pas la moindre vie apparente sauf de gros troupeaux de moutons où se mêlent des biquettes noires accompagnées de petits chevreaux bondissants. Pas la moindre habitation à l’horizon, seules des collines dénudées et quelques dunes éparses nous accompagnent.

Après plus de 40kms de cette campagne monotone et désolée l’eau doit être présente, eau source de vie : voilà quelques maisons, des arbres et de minuscules champs verdoyants, plantés là au milieu de nulle par dans un décor presque irréel.

Notre route est, par endroit, si étroite que nos chauffeurs doivent passer sur le bas côté lors des dépassements ou des croisements, la couche de goudron est si mince que les bords se délitent rendant la conduite parfois un peu délicate, fort heureusement il y a peu de circulation et nos chauffeurs sont des chauffeurs chevronnés.

Notre halte café quotidienne se fait en bordure de la route, près de tentes berbères. A notre grande surprise deux Messieurs viennent nous saluer, nous demander comment nous allons et repartent tranquillement chez eux.

Traversons l’oued Zelou qui coule paisiblement et un long ruban de verdure suit son photos-9031.JPGcours. La route est longue et monotone, un troupeau de dromadaire viendra l’égayer.

Ce n’est qu’après plus de 130kms que nous rencontrons un gros bourg entouré de verdure, beaucoup d’enfants dans les rues, les filles souvent en blouses blanches, beaucoup de sourires et de saluts amicaux, ici pas de gestes déplacés, comme dans certaines régions.

Repas de midi dans ce désert austère. Nous sommes les seuls à manger dehors sans doute parce que j’apprécie particulièrement les doux rayons de soleil qui caressent ma peau et la brise qui chatouille mes narines. Devant cette immensité un sentiment de paix et de liberté m’envahit… Les yeux rivés sur l’infini, je pourrai, rester là des heures à rêver.

Boudnid est une grande ville, une vraie fourmilière grouillante d’enfants, les toutes petites filles portent des blouses roses.

Nous quittons la nationale 10 pour la direction de Rich et notre petite route s’élève rapidement au bord de l’oued Guir qui coule entre de magnifiques falaises, nous faisons de CSC_9066.JPGnombreuses haltes photos. Ici et là des palmiers bordent l’oued, puis apparaissent de magnifiques palmeraies fort bien cultivées. C’est un décor de rêve que nous apprécions.

A Tazouguerte, un petit village, une petite gamine, haute comme trois pommes,  lance des graviers sur le camping-car de Jack et Barbel, n’avons pas même le temps de réagir elle est rentée à la course chez elle. Espérons que cela ne va pas recommencer, sinon nous allons réagir. Un peu plus loin certains tenteront de nous barrer la route avec de gros fils noir. Ah ces enfants !!! A Kadoussa, tous les garçons sont dans la cour de récréation et tous en blouse bleue, nous l’avons échappé belle….

De près ou de loin suivons toujours l’oued qui scintille au soleil. Des peupliers parés de leur robe de printemps vert tendre se mêlent aux feuillages sombres de palmiers et au vert argenté des quelques oliviers, créant ainsi une symphonie de vert très agréable.

Un passage d’oued un peu difficile, le pont est en construction nous devons le P1050317.JPGtraverser  mais il y a environ 30cm d’eau et le sol est sablonneux. Nos chauffeurs hésitent, vérifient l’état des lieux et finalement  décident de passer. Nous avons failli sortir nos bouées…. Pas de problème.

L’entrée de Gourama est infecte des « corbeaux » partout maintenant il y  aussi des « tourterelles » et des « pigeons » (en effet depuis peu il y a des sacs plastiques blancs et gris).  C’est aussi cela le Maroc, le bien peut côtoyer le mal….Malgré tout beaucoup de progrès depuis notre premier séjour en camping-car en 2004.

Dans le lointain se profile le Djebel Ayachi avec ses pics enneigés. Progressivement l’altitude s’élève atteignant les 1400m, la végétation change, des conifères font leur apparition.

Arrivée à Rich après plus de 300kms, Rich est une grosse bourgade qui étale des maisons saumon aux pieds des plissements calcaires du Djebel Bou Hanid. Nous élirons domicile, sur une place près de la protection civile, donc sous haute protection, le lieu semble très calme

 

02 mars

 

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, la pluie à tambouriné presque toute la nuit rythmant ainsi notre sommeil et tombe toujours ce matin.

Rien ne presse, nous prenons notre temps, aujourd’hui sera une journée cool…. Nous décidons de nous arrêter et de tenter de capter la TV pour voir « Plus belle la vie », peine perdue, elle reste muette. Les enfants vont à l’école, mais on entend « donne moi un stylo, donne moi un dirham, donne moi un dollar » et ils commencent à devenir un peu agressif, c’est alors que je sors l’appareil photo et les voilà qui partent comme une volée de moineaux après le coup de fusil d’un chasseur. 

Le ciel est menaçant et bas et le brouillard enveloppe généreusement les cimes des djebels. Le Ziz, boueux zigzague paresseusement. Né dans le djebel Ayachi le Zig est un oued typiquement saharien, le plus souvent à sec mais susceptible de crues terribles, il arrose le Taflilat avant de se perdre dans les sables du côté de Taouz, après un cours de 200 kms.
        DSC_9094.JPG                                                             Il creuse des gorges profondes et impressionnantes, ce passage étroit était, par le
passé, un passage stratégique. En effet en 1930 les légionnaires, armée de pioches ont creusé, à la sueur de leur front, le tunnel du légionnaire. Cet oued fort sensible aux caprices du temps donne vie à un chapelet d’oasis jusqu’à la grande palmeraie du Tafilat vers Erfoud. Les gorges sont magnifiques même sous la pluie et cette route nous conduira en deux jours aux portes du désert. La route en corniche plonge dans les eaux boueuses de l'oued qui contrastent avec le rouge des roches. Le paysage est sublime malgré le temps. De petits villages en torchis se confondent avec la roche, seules de grandes taches vertes se détachent.

Le Ziz, peu avant Er Rachidia, est retenu par un grand barrage, le barrage Hassan Addakhil, qui est sensé le réguler, évitant ainsi les inondations dans les villages du cours inférieur. Ce lac, malgré la pluie qui tombe abondamment et le ciel noir, est bleu pétrole. Nous regrettons vraiment l’absence de ce soleil si généreux les jours derniers.

A la lisière du haut Atlas Er Rachidia est une grande ville moderne en pleine expansion, c’est un chef lieu de province, une capitale administrative crée par la France en 1916. L’armée marocaine est le principal employeur de la ville.

Après une vingtaine de kms vers le sud, à la lisière de l’oasis du Ziz se trouve la source bleu de Meski qui nait dans une cavité rocheuse et  alimente une piscine construite DSC_9115.JPGpar les légionnaires dans les années cinquante. Vu les pluies récentes qui viennent de tomber le camping est fort boueux, mais le lieu est agréable et de la falaise qui surplombe la palmeraie on a un beau point de vue sur l’oasis, la vallée et le vieux ksar abandonné de Meski.

Après cette route austère de hamada, la vallée du Ziz apparait comme un large ruban vert qui contraste avec l’aspect désertique du relief tabulaire qui l’encadre. De vieux villages en pisé, aux maisons cubiques, aux toits en terrasse, s’étalent tout le long de la route, ksour et kasbah se succèdent pour le plus grand plaisir de nos yeux curieux. Quelques dunes de sables roux donnent un avant goût du grand erg tout proche.

A Zoulà nous bouderons le camping Tissirt un peu trop exigu et un peu boueux et préférons continuer notre route vers Erfoud. Erfoud est une bourgade grouillante, photos-9102.JPGentourée de palmiers, c’est aussi un centre commercial, c’est l’entrée du désert et le début d’une expérience inoubliable, mystérieuse et attirante. Avec ses grandes rues rectilignes plantées de tamaris, Erfoud rappelle qu’elle fût à l’origine une garnison française crée en 1914. De nombreux et beaux hôtels, style casbahs, fleurissent le long de la route qui conduit à l’erg Chebbi.

Une dizaine de kms plus loin nous nous installerons au camping Tifina, un nouveau camping tenu par des français associé à un marocain. Un superbe camping, propre et agréable. Nous commanderons un repas servi au camping car, le tajine au poulet sera excellent.

 

03 mars

 

Le soleil est de retour et nous l’apprécions. Matinée cool, café dehors confortablement installés et saines occupations de camping-caristes. Depuis plusieurs photos-9152.JPGjours des odeurs de gaz se dégagent des grilles de nos frigos, ce matin est donc propice au ramonage ou au bricolage sur l'antenne. C’est sans doute le butane qui est la cause de ces petits désagréments.

Luc vient discuter avec nous, il est très agréable et fort sympathique, il parle de couscous, donc nous en prévoyons un pour ce soir.

Bien qu’un peu collant, Echatri vient nous proposer ses sorties en 4X4. Papier et crayon à l’appui il nous décrit le circuit qui part de Tifina. Nous demandons un peu de réflexion. 1500 dh pour le 4X4 quel que soit le nombre de personnes, en l’occurrence nous sommes six. Le trajet nous convient et le prix aussi, nous ne le discutons même pas, une fois n’est pas coutume.

Le départ se fera donc demain à 9H du camping et retour vers 17H. Nous allons donc rester deux nuits supplémentaires ici. C’est aussi cela le Maroc, rien n’est réellement programmé, même si nous avons tissé un fil conducteur. Il faut laisser place à l’aventure et à l’imprévue. C’est comme cela que je conçois le voyage dans un pays où « les gens pressés sont déjà morts » calmement au gré de nos coups de cœur.

Le camping est très agréable, très propre, avec des emplacements spacieux bien délimités possédant des prises électriques,  pour le moment sans ombre, mais cela n’est nullement gênant car en plus certains possèdent une petite pergola, une table et parfois une arrivée d’eau. Il est conçu en matériaux traditionnels : le pisé qui est isolant thermique très apprécié sous cette latitude. Les douches sont très grandes équipées en plus d’un grand lavabo en pierre d’Erfoud, incrustée de fossiles, les sanitaires sont propres, les bacs à linge sont alimentés en eau chaude, il y a aussi machine à laver, étendoir et une vrai aire de vidange pour les camping-cars. C’est le luxe aux portes du désert avec en plus un accueil très chaleureux.

Après midi Luc nous amène en ville en 4X4, dans un super café où l’on peut se connecter à Internet. Confortablement installés à l’ombre des palmiers, les trois « nénettes » surferont patiemment en sirotant un excellent thé à la menthe. Un petit P1050350.JPGincident de parcours, à noter tout de même, heureusement sans gravité, Brigitte s’assied sur le coussin débordant et « patatras », la voilà au sol. Sur le coup, elle est, comme l’on dirait dans le midi « toute estourbie ». Elle va avoir quelques beaux hématomes et quelques douleurs supplémentaires, dès ce soir. Comme nous voudrions prolonger notre surf, Luc s’en va et passera nous reprendre tout à l’heure.  Ce n’est donc que quelques heures plus tard que l’on viendra nous chercher. Cela est fort appréciable. Quel accueil !! Nous reviendrons.

Le coucher du petit disque d’or est magnifique, il se cache rapidement derrière deux minuscules mamelons laissant ainsi un ciel rougeoyant pendant de longs instants.

Ce soir couscous au poulet, très bon aussi et oranges à la cannelle. Bravo Luc.

 

04 mars

 

DSC_9175.JPGA 8h45, notre chauffeur, Hassan, est déjà là, rare pour un marocain d’être en avance sur l’horaire. Partons donc sur Erfoud, arrêt pain pour notre casse croûte de midi et café pour notre conducteur, passons vers le petit marché couvert, le souk aux moutons, traversons le Ziz et continuons à rouler sur le goudron. De grands cairns bien pointus, placés sur tous les mamelons, délimitent la première carrière de fossiles. Après 17kms de goudron empruntons une piste bien roulante pour aller voir une autre carrière, personne ne travaille, nous verrons de gros blocs brut qui servent à la fabrication des divers objets. La masse rocheuse remplie de fossiles s’étend sans discontinuer d’un seul bloc jusqu’à la frontière Algérienne. Les vendeurs de fossiles voyant un 4X4, synonyme de touristes et d’acheteurs éventuels, arrivent à vélo ou mobylettes. Mais Hassan veille afin que nous ne soyons pas importunés, il est vrai que nous n’aimons pas trop être harcelés.

Dans cet hostile désert de pierraille, à l’aire primaire s’étendait une mer chaude et il y a quatre cent cinquante mille ans y vivaient des goniatites, des trilobites et des orthocères d’où la présence de fossiles.

La hamada n’a plus de secret pour nous : immensité plate, morne et grisâtre dont la surface est parsemée de millions de cailloux noirs, parfois une minuscule dune vient troubler cette monotonie. Mais au fil des kilomètres, sur notre droite s’étale l’erg Chebbi et ses magnifiques dunes orangées ou roses dont la couleur varie en fonction de l’éloignement. Le paysage devient magnifique et cette sortie me plait particulièrement, j’aime ce désert qui me fascine, j’aime ce sable roux, doux et changeant et je me sens toute petite dans cette immensité, mais en parfait accord avec ce lieu magique. A notre gauche on aperçoit le rebord de la hamada du Guir située pour la plupart sur le territoire Algérien, où se dressent des postes militaires.

DSC_9193.JPGNous faisons de nombreuses haltes photos et en même temps Hassan nous montre des oignons sauvages qui poussent dans au milieu des cailloux où dans le sable, ils sont fort difficiles à arracher, mais gentiment Hassan le fait pour nous. Des Canadiens viendraient les ramasser et parait que cela se vent 100dh le kilo dans les grandes villes. Nous allons goûter cela dès demain.

La petite oasis de Tisrdmine n’est qu’un village militaire entourée de verdure, un poste de garde marocain se dresse sur la colline. Il n’est là que pour la sécurité touristique, les militaires ne resteraient  en poste qu’une semaine afin d’éviter tout échange avec leurs collègues Algériens.

Notre piste passera par l’oasis aux dromadaires, endroit où pousse l’herbe plus ou moins épineuse et où les chameliers amènent paitre leurs animaux.

Une nouvelle halte vers les nomades, les vrais, ceux qui ne sont pas là pour le business ou le folklore, sera l’occasion de boire le thé sous une tente berbère, de voir DSC05321.JPGfaire cuire le pain rond contre les parois d’un petit four à bois en terre cuite. Je ne résisterai pas à donner une peluche aux deux petits enfants présent, mais cela ne semble guère les intéresser. Hassan nous précise qu’ils ne savent pas jouer avec, effectivement d’autres peluches trainent à même le sol ou sur le toit de la petite maison carré en pisé. Des branchages d’épineux posés sur des piquets à soixante centimètres du sol servent d’abris à beaucoup de petits chevreaux qui veinent de naitre.

Nous continuons par la piste, (Brigitte à mis ses deux ceintures de …… l’une autour du cou, l’autre autour de la taille pour éviter les secousses, bien que notre chauffeur conduise de façon irréprochable) pour atteindre le village des Français (Mifis). Seules quelques maisons sont occupées par des militaires dont le poste de garde se trouve juste au dessus. Ce village en deux parties, l’une toute simple pour les ouvriers, l’autre beaucoup plus cossue pour les chefs, a été construit lors de l’exploitation des mines de plomb qui se situent un peu plus haut. Ces dernières ainsi que la plupart des habitations tombent en ruines. Nous pourrons voir les entrées des galeries, trous dans la nature sans protection.

 Après un passage sablonneux, passé sans encombre, une belle halte photo s’impose, nous voulons profiter encore un dernier instant de cette vue étrange et mythique des dernières dunes magnifiquement sculptées par le vent qui rougeoient sous le soleil. C’est un petit coin magique, c’est l’envers du décor de Merzouga (ci-dessous) où il y a encore peu de touristes et où il fait bon flâner.

  

dune1 

 

Nos estomacs commencent à crier famine, il est près de 13h30, nous arrivons au village africain des gnaouas, descendants d’esclaves soudanais. Depuis notre passage en 2004 le lieu a vraiment changé, la petite école est toujours là, mais sur la place des tentes berbères sont installées avec des tables pour recevoir les touristes, le lieu est propre. On nous offre le thé de bienvenue et nous mangeons nos casse-croûtes.

Après le repas sommes invités « aux pigeons du désert » où les africains donnent DSC_9234.JPGleur petit spectacle. Ils jouent du tambour ou du crotale (sorte de castagnette en fer faite d’une tige renflée en forme de coque à chaque extrémité). Nous participons, à notre manière, Jack et Lucien font un peu les clowns… Les gnaouas, en djellabas blanches, chantent des chants religieux en arabe et le rythme saccadé de leur musique peut conduire les danseurs en état de transe. Nous leurs laisseront quelques vêtements et quelques peluches ainsi qu’un pourboire.

Notre balade se poursuit sur la route de Taouz à Merzouga, les campings auberges fleurissent avec le flot des touristes. C’est du centre ville que nous apprécierons le mieux la dimension de la grande dune qui fait 170m de haut, mais dont la hauteur peut varier en fonction du vent. Le sable fin et fluide y créait des microreliefs aux formes douces et arrondies d’un bel orangé. C’est magnifique mais il faut déjà partir.

Traversons le village pour nous diriger vers le lac Dayet Srgi qui a beaucoup d’eau depuis 2006, date où Merzouga a connu une catastrophe suite à un très violent orage 005.JPGtombé dans la région la nuit du 27 ou 28 mai. Plus de six cents familles ont été touchées ainsi que certaines structures hôtelières, certaines ont beaucoup de mal à s’en remettre, Peu de flamands roses sur le lac, trop souvent dérangés par les 4X4  ou les mobylettes des vendeurs de fossiles attendant un hypothétique client. Hassan, en chauffeur attentionné, nous conduira de l’autre côté du lac pour que nous puissions l'admirer avec en toile de fond les dunes prenant une teinte ocre en cette fin d’après midi.

Après quelques kilomètres parcourus sur le bitume en direction de Rissani nous retrouverons la piste pour atteindre Erfoud. Ainsi « la boucle est bouclée »…

Un arrêt à la fabrique de pierres fossilisées nous apprendra comment des grands blocs que nous avons vu ont été transformés en divers objets, le tout artisanalement, notamment des tables et des vasques. Nous verrons de très belles pièces, un peu foncées à notre goût.

Retour au camping, Hassan très bavard nous a parlé en toute simplicité de ses ressentis sur la Maroc, a fait le maximum pour nous satisfaire et nous éviter le harcèlement des vendeurs de fossiles qu’il à éloigné discrètement. Nous l’en remercions. 

Voilà une journée bien remplie, très enrichissante et appréciée de nous tous.

 

 

05 mars

 

Ce matin c’est sous la tonnelle que nous prendrons thé, café et petits gâteaux, sous un ciel mitigé et une température très agréable 21°.

Départ vers d’autres lieux, départ pour le désert…. Ce matin c’est Jack le chef de file et Lucien le petit dernier. Nous roulons d’abord sur une route bordée de tamaris puis dans une agréable palmeraie luxuriante ou circulent quelques beaux tracteurs, laissant supposer de grandes exploitations

 

 

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  La porte de la ville

 

  

 Un petit arrêt à Rissani, toujours le même problème avec des jeunes qui s’improvisent gardiens et qui n’en sont pas… Peu fréquentée par les touristes la ville a gardé son authenticité. Nos hommes restent aux camping-cars et nous partons en ville faire les courses dans le souk, peu vivant ce matin et dans les ruelles semi couvertes avons beaucoup de mal à trouver nos légumes, mais les commerçants sont très agréables.

La plupart des femmes sont en habit noir et très voilées, souvent seul un œil est visible, rien ne semble avoir changé depuis notre dernier passage. Les saluts sont presque inexistants, on se sent un peu intrus.

Nous avons décidé de prendre le chemin des écoliers donc de suivre la route touristique que personne ne connait. Notre route très étroite louvoie dans une immense palmeraie, traverse de nombreux ksour dépeuplés, parfois en ruine, des casbahs à DSC_9262.JPGl’abandon. Mais partout des hordes d’enfants qui nous suivent, nous hèlent et montent même sur les marche pieds de nos camping-car nous obligent même à descendre tant il y a des risques, d’ailleurs les filles sont parfois plus virulentes que les garçons. Le ksar Oulad Abdel Halim est un des mieux conservé et des plus beaux du Tafilet.

Deux kilomètres plus loin entrons dans le village de Moulay Ismaël où se dresse le mausolée de Moulay Ali Chérif. Nous sommes vendredi, c’est l’heure de la prière, nous nous installons sur la place pour manger mais les enfants tournent autour et réclament, stylos, bonbons ou dirhams. Cela commence à devenir très pénible, mais ne cédons pas. Dès que les adultes sortent les enfants disparaissent.

Nous irons visiter le mausolée, un charmant jeune homme fort élégant dans son turban jaune et sa djellaba bleu, s’exprimant dans un bon français vient nous donner P1050492quelques explications fort gentiment. Nous acceptons volontiers car il est très agréable. Le mausolée est entièrement reconstruit. Le patio avec palmiers, fontaine et zelliges est très reposant et agréable. La chambre funéraire n’est accessible qu’aux musulmans mais nous pourrons la voir depuis la porte, ainsi que la mosquée aux belles portes en cèdre coloré avec des couleurs naturelles.

 

 

 

 

 

 

 

                   Le patio du mausolée

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Notre guide prendra quelques instants pour nous faire visiter le ksar Akbar, essentiellement fait de  ruelles couvertes avec en leur centre une rigole qui sert d’égout et de longs couloirs sombres avec de temps à autre un puits de lumière. Un puits intérieur à double palan permet de monter l’eau salée dans une outre faite avec des pneus. Cette eau sert à la lessive ou au breuvage des animaux. Dans ce ksar vivent environ 150 familles, les plus aisées ont un puits personnel.

Sur les indications de notre guide mais sans insistance nous irons voir la coopérative artisanale, il se retirera sur la pointe des pieds et nous laissera faire le tour en toute tranquillité. Un whisky berbère nous sera servi par le maitre des lieux. De retour au camping-car nous retrouverons notre guide venu nous souhaiter une bonne continuation. Nous ne manquerons pas de lui donner un pourboire, nous avons été très satisfait de ses services, il a été très discret nous proposant son aide sans agressivité ni insistance. C’est comme cela que nous aimerions toujours visiter le Maroc.

Par contre les enfants sont très agressifs et nous devons nous fâcher car l’un d’eux, plus hardi se dit gardien et réclame des dirhams, ce que nous refusons d’ailleurs et cela sous les yeux de certains adultes qui ne réagissent même pas. Jack doit même descendre de son camping-car car, de colère l’adolescent a donné un coup de pied . C’est alors qu’un adulte voyant la scène l’amène par le bras.

Après Rissani la route file au milieu du désert de pierres noires où se mêle parfois un peu de sable blond, conférant au paysage une certaine âpreté, puis les premières dunes roses ou blondes de l’erg Chebbi se profilent à l’horizon donnant alors une certaine volupté.

Arrivée à Merzouga c’est une immersion saharienne avec cette étonnante barrière photos-9296.JPGde dunes offrant un dégradé de tons d’une infinie douceur.

Ici encore rien n’a changé, les rabatteurs sont encore là, à mobylette ou à pied et presque au milieu de la route…. Quand comprendront-ils que nous européens n’avons que faire de leurs agissements et de leurs sollicitations qui font souvent l’effet contraire de l’effet escompté.

Nous avions décidé d’aller à la Gazelle bleue et rien ne nous a fait changer d’idée. Nous y sommes donc installés en toute tranquillité et fort bien reçus par Mohamed, le patron.

Il est encore tôt, nous partons donc en amoureux faire un tour dans les dunes aux pieds desquelles sommes installés. C’est main dans la main, à petits pas chaloupés (comme les vaisseaux du désert) que nous foulons se sable fin qui glisse délicatement sous nos chaussures ou nos pieds nus. Quel plaisir de se laisser aller à la contemplation de ce paysage fabuleux, inhabituel pour nous, qui, même si nous le connaissons, ne nous est pas familier ou encore de dévaler les pentes à grandes enjambées. Un plaisir simple que nous savourons pleinement et qui me ressource particulièrement.

Au retour les trois « accros » d’internet, vous avez deviné qui !!! Pas besoin de les nommer !!! surferont pour donner des nouvelles en France ou encore alimenter le blog.

 

06 mars

 

Ce matin se sont les mouches qui nous réveillent tant elles sont pénibles. « Toc, toc » on frappe à la porte c’est Jack une assiette à la main qui vient nous apporter crêpes et beignets offerts par la patronne. Qu’elle gentillesse !!

 

DSC 9300

 

Le soleil semble bouder, peu importe nous avons décidé de monter sur les dunes, nous partons donc comme prévu, les petits jeunes héraultais ne semblent pas décidés nous partons donc à quatre. Suivant le conseil de DSC 9301Mohamed, affronterons la dune par la gauche, la montée, plus longue sera moins pentue et ménagera nos jambes et genoux. Un petit air frais et agréable nous accompagne.

Des nombreuses traces laissées par des scarabées bleus partent dans tous les sens, il y a aussi beaucoup d’autres traces qui s’estompent petit à petit mais ne savons pas les identifier. Difficile d’imaginer cette vie invisible mais bien réelle.

Nous pieds légers s’enfoncent délicatement dans ce sable doux et fluide, suivent la DSC_9306.JPGligne de crête, déclenchant au passage de mini avalanches qui roule doucement avant de s’arrêter.

Nous nous immergeons dans cet univers de sable fin, rose ou beige orangé qui prend au fil des heures une intensité merveilleuse car le petit disque d’or devient de plus en plus rutilent.

La montée est rude, de petites pauses sont les bienvenues, assis sur ce sable léger nous pouvons admirer ces  véritables sculptures mouvantes en forme de draperies aux couleurs changeantes.

Deux petites taches, l’une blanche, l’autre verte, chacune sur deux jambes nous intriguent….nous surprennent…  A pas lents elles avancent dans nos traces. Les jumelles DSC_9313.JPGnous permettent de distinguer clairement nos petits héraultais qui nous suivent de très près. Nous continuons notre progression et arrivons au sommet de la première dune. Barbel est très heureuse, nous aussi, elle ne pensait pas y arriver, sa ténacité a eu raison de ses douleurs. La, dans un silence total, nos regards s’égarent sur ce sable aux couleurs changeantes et se perdent à l’infini.

Nous encourageons chaleureusement Brigitte et Lucien qui nous rejoignent rapidement. Bravo Brigitte. Après une nouvelle halte bien méritée nous repartons à DSC_9324.JPGl’assaut des deux autres grandes dunes. Le plus difficile est derrière nous, nous progressons rapidement jusqu’à la plus haute. Nous savourons ces moments de liberté et de joie à six.

La descente, à grandes enjambées, face à la pente, nous procure des moments agréables et enchanteurs qui nous font oublier que la montée fût rude. Qu’il est bon de se laisser       glisser dans ce sable mouvant, tantôt chaud, tantôt froid.DSC_9346.JPG

 

Pour le retour nous suivrons la route depuis le camping de la tradition, passerons devant Ksar Sania de Gérard et Françoise, non il ne s’agit pas de nos amis Meylanais… à qui, en passant nous faisons un petit coucou.

 

 

 

 

 

 

 

Par chance nous avions commandé nos repas au restaurant. Nous n’avons donc qu’à mettre les pieds sous la table et nous faire       servir. Après une douche rafraichissante DSC07374et bienfaitrice nous mangerons harira pour les uns et super salade pour les autres. C’est un excellent couscous qui suivra, un couscous poulet aux sept légumes qui régalera nos papilles, en dessert oranges et bananes. Que du bonheur pour tout le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Miam miam....                c'est très appétissant !!!

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Le temps du repos est venu, mais le vent forcit, le ciel s’assombrit, la pluie n’est pas loin, d’ailleurs Mohamed vient nous prévenir qu’il faut rentrer notre linge. Tout cela laisse présager une tempête de sable, mais il n’en est rien. Nous n’aurons que quatre grosses gouttes, juste de quoi salir nos camping-cars. 

 

Les « accros » du mulot se remettront sur internet confortablement installées dans la salle à manger.

Ce soir apéro chez nous, nous passons ainsi d’agréables moments à rigoler et à plaisanter.

          Demain sera un autre jour…. Nous verrons en fonction du temps et de nos envies, mais nous restons sur Merzouga. Encore un petit coin de paradis où pour l’instant il n’y a pas trop de monde.

 

07 mars

 

Ce matin le soleil est toujours au rendez-vous, vers 7H30 on tape à la porte, une main me tend une assiette avec des crêpes, je passe la tête, ce n’était pas Mohamed mais Lucien qui se cachait pour faire une blague. Nous sommes vraiment chouchoutés et l’on apprécie vraiment cet accueil, un petit déjeuner par ordinaire dans le désert.

On bavarde, on boit thé et café, on déguste de petits gâteaux. Et on part en balade dans le village et la palmeraie. Quelques enfants viennent nous saluer et demandent des « caramels » et de surcroit mou, devant notre refus ils n’insistent pas et tout se passe bien.

Plusieurs auberges font aussi camping, des camping-cars y stationnent, les lieux ont l’air très bien entretenus.

Un nouvel petit accident de parcours, une nouvelle chute…. Paul met le pied dans photos-9364.JPGune ornière et le voilà au sol, replié sur lui-même, mais avec une petite entorse. Il continue tout de même avec nous, traversons la palmeraie mais ne verrons pas la source, seulement un canal d’irrigation. Il rentrera en compagnie de Jack tandis que nous irons en ville chercher le pain et eau.

Sa cheville a considérablement enflée malgré les soins prodigués, donc après midi relax et TV.

Repas de midi dehors ombre ou soleil au gré de chacun.

Le thermomètre indique 28°  alors qu’en France, du moins en Isère il neige. Nous avons du mal à imaginer, nous qui sommes si bien ici (à la lecture de forum nous verrons que sur la côte Atlantique Marocaine il pleut). Donc restons au frais dans la salle à manger devant nos micros.

DSC_9359.JPGJack et Lucien font une partie de pétanque, Brigitte lit, Barbel et moi-même allons faire une petite balade dans les petites dunes. Le soleil commence à descendre à l’horizon, la luminosité est telle que les grandes dunes nous paraissent encore plus belles, leurs formes encore plus douces et leurs contours encore plus en relief.

Nous cheminons tranquillement vers Hassi Labied, bavardons et admirons toujours ce paysage magique aux couleurs changeantes où les quelques touches vertes des arbres s’intègrent parfaitement dans ce milieu orangé. Un petit tour dans le village où l’on nous réclame encore des caramels. C’est bien, pour l’instant, le seul endroit où l’on entend cela. Rentrons à la tombée de la nuit, ravies de notre promenade.

P1050536.JPGCe soir apéro chez Brigitte et Lucien, remarquez bien les verres, trois verres d’orange… un de coca-cola et pour les deux autres : vodka nature (et un bon verre…) et pastis. Cherchez l’erreur !!!!  pour ceux qui nous connaissent, je suis sûre que vous avez trouvé. Si vous ne trouvez pas je vous dévoilerai le secret plus tard.









 

  

 

 

 

 

 

Par Les pollhuguett's - Publié dans : Tour du Maroc 2010
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